Job 39:19-30; 40:1-5

Job 39:19-30; 40:1-5

19 « Est-ce toi qui as donné la force au cheval ? Est-ce toi qui as revêtu son cou d'une crinière flottante ?

20 Est-ce toi qui le fais bondir comme la sauterelle ? Son hennissement magnifique est terrible.

21 Il piaffe dans la plaine et se réjouit de sa force ; il sort à la rencontre des armes.

22 Il se moque de la frayeur, et ne s'épouvante pas, et ne recule pas1 devant l'épée.
1 littéralement : ne revient pas.

23 Sur lui retentit le carquois, brillent la lance et le javelot.

24 Bondissant et agité, il dévore le sol et ne peut pas se contenir quand sonne la trompette.

25 Au bruit de la trompette, il dit : "Ah ! ah !" Et de loin il flaire la bataille, la voix retentissante1 des chefs et les clameurs.
1 littéralement : le coup de tonnerre.

26 « Est-ce par ton intelligence que l'épervier prend son vol et qu'il étend ses ailes vers le sud ?

27 Est-ce à ta parole1 que l'aigle s'élève et qu'il place son nid sur les hauteurs ?
1 littéralement : bouche.

28 Il vit dans les rochers et y passe la nuit ; sur une dent du rocher, il a sa forteresse.

29 De là il épie sa nourriture, ses yeux scrutent le lointain.

30 Ses petits sucent le sang, et là où sont les tués, il est là. »

Première réponse de l'Éternel à Job (3)
Qui a tort, Dieu ou Job ?

40 Et l'Éternel répondit à Job et dit :

2 « Celui qui conteste va-t-il faire un procès au Tout-Puissant ? Celui qui reprend °°Dieu, qu'il réponde à cela ! »

Job est incapable de répondre

3 Et Job répondit à l'Éternel et dit :

4 « Voici, je suis peu de chose1, que te répliquerai-je ? Je mets la main sur ma bouche.
1 littéralement : je suis léger.

5 J'ai parlé une fois, et je ne répondrai plus, et deux fois, et je n'ajouterai rien. »

Job avait pensé que son bien-être n'intéressait pas l'Éternel. Mais y avait-il une créature quelconque, du petit corbeau au cheval ou à l'aigle, dont Dieu ne s'occupait pas? S'il prend soin de tous les êtres vivants, à plus forte raison veille-t-il sur l'homme, sa créature la plus élevée, possédant même une vie au delà du tombeau.

Le Seigneur Jésus, dans les évangiles, donne aux siens exactement le même enseignement (comp. ch. 38 v. 41 jb 38.39-41 à Luc 12:24 lc 12.22-26). Et il nous invite à ne pas nous faire de souci pour nos besoins de chaque jour; Dieu les connaît. Une seule chose peut nous manquer — et nous fait souvent défaut — c'est... la foi en ce Dieu fidèle.

L'Éternel vient de parler à Job de sa création; celui-ci en conclut justement: «Voici je suis une créature de rien». Mais il ne peut pas encore en dire davantage. Lui qui s'était proposé de discuter avec Dieu pour ainsi dire d'égal à égal (ch. 10 v. 2 jb 10.1-7; ch. 13 v. 3 jb 13.1-4; ch. 23 v. 3, 4 jb 23.1-7) maintenant que l'occasion lui en est fournie, comprend devant toute la grandeur de son Créateur que cela n'est pas possible. C'est une première leçon, mais il lui en reste une autre à apprendre. L'Éternel va parler pour la seconde fois afin d'amener Job à une pleine et sincère conviction de péché.