Job 36:1-21

Job 36:1-21

Quatrième discours d'Élihu : Le but de Dieu pour les croyants est de les éduquer

36 Et Élihu continua et dit :

2 « Attends-moi un peu et je te montrerai que j'ai encore des paroles pour °°Dieu.

3 J'irai chercher de loin ma connaissance et je rendrai justice à mon Créateur.

4 Car en vérité, mes discours ne sont pas des mensonges ; celui qui est intègre dans ses connaissances est avec toi.

5 « Voici, °Dieu est puissant et ne méprise personne ; il est puissant en force d'intelligence1.
1 littéralement : de cœur.

6 Il ne fait pas vivre le méchant, mais il fait droit aux malheureux.

7 Il ne retire pas ses yeux de dessus le juste, et [celui-ci] est avec les rois sur le trône. Et il les [y] fait asseoir pour toujours, et ils sont élevés.

8 Et si, liés de chaînes, ils sont pris dans les liens du malheur,

9 il leur fait connaître leurs actions et leurs transgressions, parce qu'ils sont devenus orgueilleux.

10 Et il ouvre leurs oreilles à la discipline et leur dit de se détourner de l'iniquité.

11 S'ils écoutent et le servent, ils accompliront leurs jours dans la prospérité et leurs années dans les choses agréables [de la vie].

12 Mais s'ils n'écoutent pas, ils passeront par l'épée et expireront sans connaissance.

13 Les impurs de cœur amassent la colère ; ils ne crient pas quand Dieu1 les enchaîne.
1 littéralement : il.

14 Leur âme mourra dans la jeunesse et leur vie est parmi les prostitués1.
1 prostitués masculins voués à l'idolâtrie sexuelle.

15 Il délivre le malheureux dans sa misère et lui ouvre l'oreille dans l'oppression.

16 « Il t'aurait aussi tiré des griffes1 de la détresse [et mis] au large, là où il n'y a pas de contrainte. Et ta table serait tranquille [et] pleine de graisse2.
1 littéralement : de la bouche. 2 selon quelques-uns : la graisse abonderait dans les mets de ta table.

17 Mais tu es plein des jugements1 des méchants ; le jugement et la justice [te] saisiront.
1 littéralement : du jugement.

18 Puisqu'il y a de la colère, prends garde qu'elle ne t'entraîne à l'arrogance et que la grandeur de la rançon ne te fasse pas dévier.

19 Tes cris et toute la vigueur de ta force suffiraient-ils pour te sortir de détresse ?

20 Ne soupire pas après la nuit qui enlèvera les peuples de leur place.

21 Prends garde à toi ! Ne te tourne pas vers l'iniquité, car c'est ce que tu as choisi plutôt que l'affliction1.
1 plus haut : malheur.

Élihu poursuit son discours: Il justifie Dieu (v. 3) en réfutant deux fausses pensées à son sujet: Malgré sa puissance, le Créateur s'occupe de sa créature et ne la méprise nullement (v. 5). Le juste, autrement dit le croyant, est l'objet de ses soins particuliers. Qu'Il l'élève (v. 7) ou au contraire lui envoie des épreuves (v. 8), ses yeux sont toujours sur lui. Et, en second lieu, Dieu n'agit pas d'une manière capricieuse, comme Job l'avait laissé entendre. En permettant l'épreuve, il poursuit un but précis: montrer aux siens ce qu'ils ont fait, ouvrir leurs oreilles à la discipline, les faire revenir s'il y a lieu de leur iniquité. La discipline forme les disciples. Hébr. 12:7 hb 12.4-13, nous rappelle qu'elle est réservée aux «fils de Dieu» de même que des parents corrigent leurs propres enfants et non ceux des autres. Elle est donc une preuve de notre relation avec notre Père. Mais, selon le même passage (Hébr. 12:5, 6 hb 12.4-13), l'âme qui y est soumise peut ou bien la mépriser: ne pas l'écouter, ni y attacher d'importance (v. 12; comp. ch. 5 v. 17 jb 5.17-19); ou au contraire perdre courage: c'est-à-dire oublier que c'est le fidèle amour du Seigneur qui l'a préparée (lire Ps. 119:75 ps 119.75). Une troisième attitude est la bonne: être exercé par cette discipline, autrement dit se demander dans quel but Dieu nous l'envoie (Héb. 12:11 hb 12.4-13).