Job 25:1-6; 26:1-14

Job 25:1-6; 26:1-14

Troisième discours de Bildad sur la majesté de Dieu et l'insignifiance de l'homme

25 Et Bildad le Shukhite prit la parole et dit :

2 « La domination et la terreur sont avec lui ; il fait la paix dans ses hauts lieux.

3 Peut-on dénombrer ses troupes ? Et sur qui sa lumière ne se lève-t-elle pas ?

4 Et comment l'homme serait-il juste devant °Dieu et comment celui qui est né de femme serait-il pur ?

5 Voici, la lune elle-même ne brille pas et les étoiles ne sont pas pures à ses yeux ;

6 combien moins l'homme [qui n'est qu']un ver, et le fils de l'homme [qui n'est qu']une larve ! »

Troisième réponse de Job à Bildad : Dieu est le Créateur et le Maître de l'Univers

26 Et Job prit la parole et dit :

2 « Comme tu as aidé celui qui n'avait pas de puissance ! Comme tu as délivré le bras qui était sans force !

3 Quel conseil tu as donné à celui qui n'avait pas de sagesse ! Et quelle abondance d'intelligence tu as montrée !

4 Pour qui as-tu prononcé ces paroles et de qui est le souffle qui est sorti de toi ?

5 « Les défunts tremblent au-dessous des eaux et de ceux qui les habitent.

6 Le Shéol1 est à nu devant Dieu2 et l'abîme3 n'a pas de couverture.
1 Shéol : expression très vague pour désigner le séjour des âmes séparées du corps. 2 littéralement : lui. 3 proprement : destruction ; hébreu : abaddon ; comparer avec 28:22.

7 Il étend le nord sur le vide, il suspend la terre sur le néant.

8 Il enferme les eaux dans ses nuages, et la nuée ne se fend pas sous elles.

9 Il couvre la face de son trône et étend sa nuée par-dessus.

10 Il a tracé un cercle à la surface des eaux, jusqu'à la limite entre la lumière et les ténèbres.

11 Les colonnes des cieux vacillent et sont stupéfaites à sa menace.

12 Il soulève1 la mer par sa puissance et il brise Rahab2 par son intelligence.
1 selon quelques-uns : calme. 2 c.-à-d. : le monstre marin ; ou : son insolence.

13 Par son souffle le ciel devient clair ; sa main a transpercé le serpent fuyard.

14 Voici, ces choses sont les bords de ses voies et combien faible est le murmure que nous en avons entendu1 ! Et le tonnerre de sa force, qui peut le comprendre ? »
1 ou : nous avons entendu de lui.

Bildad signifie «fils de contestation». C'est un nom qu'il mérite en effet! Or que recommande la Parole?: «Il ne faut pas que l'esclave du Seigneur conteste, mais qu'il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du support, enseignant avec douceur les opposants...» (2 Tim. 2:24, 25 2tm 2.22-26). Aucun des trois amis n'a manifesté ces caractères. Ils savaient poser des questions, ils étaient incapables d'y apporter des réponses; ils pouvaient blesser mais non guérir, renverser mais non édifier. Après un bref discours de Bildad, ils se taisent définitivement. Les paroles les plus sévères n'ont pas réussi à produire chez Job une vraie conviction de péché. Plus il a été accusé, plus il a éprouvé le besoin de se justifier. Cette conviction de péché, seul l'Esprit de Dieu peut la produire dans une conscience. L'a-t-il fait dans la vôtre?

Et le cœur de Job n'a pas davantage été touché par une vraie parole de consolation. Nous pensons à cette exclamation du plus grand des affligés: «J'ai attendu que quelqu'un eût compassion..., mais il n'y a eu personne,... et des consolateurs, mais je n'en ai pas trouvé» (Ps. 69:21 ps 69.21).

Loin d'apaiser Job, de l'aider par un sage conseil (ch. 26 v. 2, 3 ), les propos de ses amis l'ont excité à un point extrême. Et il se lance à présent dans un long et désolant monologue.