Job 9:22-35

Job 9:22-35

22 Tout revient au même ; c'est pourquoi j'ai dit : Il détruit l'intègre1 et le méchant.
1 c.-à-d. : complet, à qui rien ne manque.

23 Si le fléau donne subitement la mort, il se moque de l'épreuve des innocents.

24 La terre est livrée entre les mains du méchant, il couvre la face de ses1 juges. Si ce n'est pas [lui], qui est-ce donc ?
1 c.-à-d. : ceux de la terre.

25 « Mes jours s'en vont plus vite qu'un coureur ; ils fuient, ils ne voient pas le bonheur.

26 Ils passent rapides comme des barques de jonc, comme un aigle qui fond sur sa proie.

27 Si je dis : "J'oublierai ma plainte, je renoncerai à mon visage [triste] et je serai joyeux",

28 je suis épouvanté par tous mes tourments, je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent.

29 « Soit, je suis coupable. Pourquoi me fatiguer ainsi en vain ?

30 Si je me lave avec l'eau de la neige et que je nettoie mes mains avec du savon,

31 alors tu me plongeras dans un fossé et mes vêtements m'auront en horreur.

32 Car il n'est pas un homme comme moi pour que je lui réponde, pour que nous allions ensemble en jugement.

33 Il n'y a pas entre nous un arbitre1 qui mettrait sa main sur nous deux.
1 ou : médiateur.

34 Qu'il retire son bâton loin de moi et que sa terreur ne m'épouvante pas !

35 Alors je parlerai et je ne le craindrai pas. Mais il n'en est pas ainsi, [je reste] seul avec moi-même1.
1 littéralement : moi avec moi.

Au ch. 7 v. 6 jb 7.5-6 Job avait comparé la fuite de ses jours à la navette du tisserand. Il emploie ici l'image d'un coureur, puis celle des barques légères emportées par un fleuve, enfin celle d'un aigle qui fond sur sa proie (v. aussi Jacq. 4:14 jq 4.13-17 et Ps. 39:6 ps 39.5-7). Jeune on ne le réalise guère, en revanche le témoignage de tous les vieillards est unanime: la vie est en réalité vite passée. Et nous n'en avons qu'une seule à vivre.

Non, il n'est pas possible de les retenir, ces jours qui s'échappent sans retour. En revanche, la manière dont nous les remplissons peut leur donner une valeur éternelle. Employé pour le monde, le temps se dissipe en vanités mensongères. Mais s'ils sont utilisés pour le Seigneur, les courts moments pendant lesquels nous sommes sur la terre peuvent porter un fruit qui demeure (Jean 15:16 j 15.14-17).

Nous adressons une exhortation toute spéciale à ceux d'entre nos lecteurs qui n'appartiendraient pas encore au Seigneur: Cette rapide fuite des jours incite bien des personnes à jouir de la vie. «De l'heure fugitive, hâtons-nous, jouissons; L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive...» — a dit un poète. Mensonge! Il y a une rive (Marc 4:35 mc 4.35-41), il existe un port (Ps. 107:30 ps 107.23-32). Préparez-vous à y aborder en sûreté!