1 Rois 22:1-18

1 Rois 22:1-18

Expédition militaire d'Achab et de Josaphat contre les Syriens – Mort d'Achab

22 Et l'on resta 3 ans sans qu'il y ait une guerre entre la Syrie et Israël.

2 Et il arriva, dans la 3e année, que Josaphat, roi de Juda, descendit vers le roi d'Israël.1
1 date : 897 av. J.-C.

3 Et le roi d'Israël dit à ses serviteurs : « Savez-vous que Ramoth de Galaad est à nous ? Et nous ne faisons rien1 pour la reprendre des mains du roi de Syrie ! »
1 littéralement : nous nous taisons.

4 Et il dit à Josaphat : « Viendras-tu avec moi à la guerre, à Ramoth de Galaad ? » Et Josaphat dit au roi d'Israël : « Moi, je suis comme toi, mon peuple [est] comme ton peuple, mes chevaux comme tes chevaux. »

5 Et Josaphat dit au roi d'Israël : « Informe-toi aujourd'hui1, je te prie, de la parole de l'Éternel. »
1 ou : d'abord.

6 Alors le roi d'Israël rassembla les prophètes, environ 400 hommes, et il leur dit : « Irai-je à la guerre contre Ramoth de Galaad, ou dois-je y renoncer ? » Et ils dirent : « Monte et le Seigneur la livrera aux mains du roi ! »

7 Mais Josaphat dit : « N'y a-t-il plus ici aucun prophète de l'Éternel, pour que nous nous informions auprès de lui ? »

8 Et le roi d'Israël dit à Josaphat : « Il y a encore un homme par qui l'on peut consulter l'Éternel. Mais moi, je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais seulement du mal. C'est Michée, fils de Jimla. » Mais Josaphat dit : « Que le roi ne parle pas ainsi ! »

9 Et le roi d'Israël appela un eunuque, et il dit : « Fais vite venir Michée, fils de Jimla ! »

10 Et le roi d'Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs habits [royaux], sur l'esplanade, à l'entrée de la porte de Samarie. Et tous les prophètes prophétisaient devant eux.

11 Alors Sédécias1, fils de Kenaana, se fit des cornes en fer, et il dit : « Ainsi dit l'Éternel : Avec celles-ci tu frapperas les Syriens jusqu'à les exterminer. »
1 hébreu : Tsidkija.

12 Et tous les prophètes prophétisaient de même, en disant : « Monte à Ramoth de Galaad et prospère ! Et l'Éternel la livrera aux mains du roi. »

13 Et le messager qui était allé appeler Michée lui parla, en disant : « Voici, les paroles des prophètes [annoncent] d'une seule bouche du bien au roi. Que ta parole, je te prie, soit comme la parole de l'un d'eux, et annonce du bien. »

14 Mais Michée dit : « [Aussi vrai que] l'Éternel est vivant, ce que l'Éternel me dira, je l'annoncerai. »

15 Et il arriva auprès du roi, et le roi lui dit : « Michée, irons-nous à la guerre à Ramoth de Galaad, ou devons-nous y renoncer ? » Et il lui dit : « Monte et prospère ! Et l'Éternel [la] livrera aux mains du roi. »

16 Mais le roi lui dit : « Combien de fois dois-je te faire jurer de ne me dire que la vérité au nom de l'Éternel ? »

17 Alors Michée1 dit : « J'ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes, comme un troupeau qui n'a pas de berger. Et l'Éternel a dit : "Ceux-ci n'ont pas de seigneur ; qu'ils s'en retournent en paix, chacun dans sa maison." »
1 littéralement : il.

18 Et le roi d'Israël dit à Josaphat : « Ne t'ai-je pas dit qu'il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais seulement du mal ? »

Ben-Hadad n'a pas tenu parole (ch. 20 v. 34 1r 20.31-34). Il a conservé Ramoth de Galaad. Achab se propose de la reprendre et fait part de son projet à un illustre visiteur: Josaphat, roi de Juda. Et d'abord que penser de cette visite? N'est-il pas réjouissant de voir s'établir une amitié entre les souverains de ces deux royaumes israélites si longtemps en conflit? C'est un pas vers l'union, chose aujourd'hui à l'ordre du jour dans le monde christianisé. En réalité, devant Dieu, c'est une infidélité de la part de Josaphat; il était roi à Jérusalem où se trouvait le temple de l'Éternel. Achab au contraire était un idolâtre. Or demande l'apôtre: «quel accord y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles?» (2 Corinthiens 6:16 2cr 6.14-18). Comment le roi de Juda peut-il s’oublier jusqu’à dire: «Moi, je suis comme toi»?

Voyez dans quel engrenage s'est laissé prendre le pauvre Josaphat! Mal à l'aise, il fait à Achab quelques timides observations, mais il n'a pas l'énergie nécessaire pour s'opposer à son projet. Il lui fallait pour cela plus de courage que pour faire la guerre aux Syriens. Et chacun de nous le sait certainement par expérience: l'action la plus difficile, celle qui demande le plus de courage, sera souvent un simple refus, un refus de s'associer au mal (Psaume 1:1 ps 1.1-3).