1 Samuel 20:24-42; 21:1

1 Samuel 20:24-42; 21:1

Haine de Saül contre David

24 Et David se cacha dans les champs. Et c'était la nouvelle lune et le roi s'assit à table pour manger1.
1 littéralement : s'assit près du pain pour manger.

25 Et le roi s'assit sur son siège comme les autres fois, sur le siège contre la paroi. Et Jonathan se leva, et Abner s'assit à côté de Saül, et la place de David resta vide.

26 Et Saül ne dit rien ce jour-là, car il disait : Il lui est arrivé quelque chose, il n'est pas pur, certainement il n'est pas pur.

27 Et il arriva, le lendemain de la nouvelle lune, le deuxième jour, comme la place de David était vide, que Saül dit à Jonathan, son fils : Pourquoi le fils d'Isaï n'est-il venu au repas, ni hier ni aujourd'hui ?

28 Et Jonathan répondit à Saül : David m'a instamment demandé [d'aller] jusqu'à Bethléhem,

29 et il m'a dit : Laisse-moi aller, je te prie, car nous avons un sacrifice de famille dans la ville et mon frère lui-même m'a ordonné [de m'y trouver]. Et maintenant, je te prie, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, je m'échapperai et je verrai mes frères. C'est pourquoi il n'est pas venu à la table du roi.

30 Et la colère de Saül s'enflamma contre Jonathan et il lui dit : Fils de la [femme] perverse et rebelle, est-ce que je ne sais pas que tu as choisi le fils d'Isaï à ta honte et à la honte de la nudité de ta mère ?

31 Car tous les jours où le fils d'Isaï sera vivant sur la terre, tu ne seras pas établi, ni toi ni ton règne. Et maintenant, envoie [quelqu'un le chercher] et amène-le-moi, car il mourra certainement1.
1 littéralement : il est un fils de la mort.

32 Et Jonathan répondit à Saül, son père et lui dit : Pourquoi serait-il mis à mort ? Qu'a-t-il fait ?

33 Et Saül jeta sa lance contre lui pour le frapper. Et Jonathan comprit que c'était une chose décidée de la part de son père de faire mourir David.

34 Et Jonathan se leva de table dans une ardente colère et il ne mangea pas le pain le deuxième jour de la nouvelle lune. Car il était affligé à cause de David, parce que son père l'avait insulté.

Jonathan avertit David

35 Et il arriva, le matin, que Jonathan sortit aux champs, au lieu1 convenu avec David, et un jeune garçon avec lui.
1 ou : au temps.

36 Et il dit à son garçon : Cours, trouve, je te prie, les flèches que je tire ! Le garçon courut et Jonathan1 tira la flèche au-delà de lui.
1 littéralement : il.

37 Et le garçon vint jusqu'au lieu où était la flèche que Jonathan avait tirée, et Jonathan cria après le garçon, et il dit : La flèche n'est-elle pas au-delà de toi ?

38 Et Jonathan cria [encore] après le garçon : Vite ! Hâte-toi, ne t'arrête pas ! Et le garçon de Jonathan ramassa les flèches et revint auprès de son maître.

39 Or le garçon ne savait rien, Jonathan et David seuls connaissaient l'affaire.

40 Et Jonathan donna ses armes au garçon qui était avec lui, et il lui dit : Va, porte-les à la ville.

41 [Et] le garçon s'en alla. Et David se leva du côté du sud, et tomba le visage contre terre, et se prosterna par trois fois. Et ils s'embrassèrent l'un l'autre et pleurèrent l'un avec l'autre, jusqu'à ce que les pleurs de David deviennent très grands.

42 Et Jonathan dit à David : Va en paix, puisque nous avons, nous deux, fait ce serment au nom de l'Éternel, en disant : L'Éternel sera entre moi et toi, et entre ma descendance et ta descendance, pour toujours !

21 Et David1 se leva et s'en alla, mais Jonathan entra dans la ville.
1 littéralement : il.

Comment s'explique l'amour réciproque de David et de Jonathan? Il y avait entre eux ce lien étroit: une même foi. L'un et l'autre avaient montré cette foi en remportant seuls une victoire de l'Éternel sur les Philistins.

C'est parce qu'ils ont cette foi en commun «une foi de pareil prix» que les chrétiens se reconnaissent entre eux et s'aiment (2 Pierre 1:1 2p 1.1-2). Souvenons-nous-en lorsque nous choisissons nos amis. Pour nous, enfants de Dieu, il ne peut y avoir de vraie, de profonde amitié en dehors d'une même foi dans le Seigneur Jésus Christ (Ps. 119:63 ps 119.63).

Jonathan se fait à nouveau, non sans risques, l'avocat de David auprès de son père Saül. Incrédule, ce dernier a oublié la sentence de Dieu (ch. 13 v. 13, 14 1s 13.13-14) et il voudrait malgré elle assurer les droits de son fils à la succession royale (verset 31). En apparence Jonathan agit donc à l'inverse de son propre intérêt. C’est le signe du vrai amour (voir 1 Corinthiens 13:5 1cr 13.4-8). Même après que son père a cherché à le tuer lui aussi, s'il est affligé c'est à cause de l'outrage fait à David (verset 34) et nullement pour lui-même. Chers amis, est-ce que l'outrage fait au Seigneur Jésus par le monde nous afflige plus que les torts que ce dernier peut nous faire?