1 Samuel 14:35-52

1 Samuel 14:35-52

35 Et Saül bâtit un autel à l'Éternel. Ce fut le premier autel qu'il bâtit à l'Éternel.

Le peuple sauve Jonathan

36 Et Saül dit : Descendons de nuit après les Philistins, et pillons leurs biens jusqu'à la lumière du matin, et n'en laissons pas un homme de reste. Et ils dirent : Fais tout ce qui est bon à tes yeux. Et le sacrificateur dit : Approchons-nous ici de Dieu.

37 Et Saül interrogea Dieu : Descendrai-je après les Philistins ? Les livreras-tu entre les mains d'Israël ? Mais il ne lui répondit pas ce jour-là.

38 Et Saül dit : Approchez ici, vous tous, les chefs1 du peuple, et recherchez et voyez comment ce péché est arrivé aujourd'hui.
1 littéralement : les angles ; ou : les [pierres d']angle ; comme en Juges 20:2.

39 Oui, l'Éternel qui a sauvé Israël est vivant, même si Jonathan mon fils en est l'auteur, il mourra certainement ! Et de tout le peuple, personne ne lui répondit.

40 Et il dit à tout Israël : Vous, soyez d'un côté, et moi et Jonathan mon fils, nous serons de l'autre côté. Et le peuple dit à Saül : Fais ce qui est bon à tes yeux.

41 Et Saül dit à l'Éternel, le Dieu d'Israël : Donne [un sort] parfait1. Et Jonathan et Saül furent désignés, et le peuple échappa.
1 ou : [un témoignage] parfait ; littéralement : Donne la perfection.

42 Et Saül dit : Tirez [au sort] entre moi et Jonathan mon fils. Et Jonathan fut désigné.

43 Et Saül dit à Jonathan : Déclare-moi ce que tu as fait. Et Jonathan le lui déclara et dit : Je n'ai fait que goûter un peu de miel avec le bout du bâton que j'avais dans ma main. Me voici, prêt à mourir1 !
1 littéralement : je mourrai.

44 Et Saül dit : Que Dieu me traite avec la plus grande sévérité1 si tu ne meurs certainement pas, Jonathan !
1 littéralement (hébraïsme) : Que Dieu me fasse ainsi et qu'ainsi il ajoute.

45 Et le peuple dit à Saül : Jonathan, qui a opéré cette grande délivrance en Israël, mourra-t-il ? Absolument pas ! L'Éternel est vivant, il ne tombera certainement pas à terre1 un cheveu de sa tête ! Car il a agi avec Dieu aujourd'hui. Et le peuple délivra Jonathan et il ne mourut pas.
1 littéralement (hébraïsme) : s'il tombe à terre.

46 Et Saül remonta de la poursuite des Philistins et les Philistins s'en allèrent dans leur lieu.

Aperçu général du règne de Saül

47 Et Saül prit la royauté sur Israël et il fit la guerre tout alentour contre tous ses ennemis : contre Moab, et contre les fils d'Ammon, et contre Édom, et contre les rois de Tsoba, et contre les Philistins. Et partout où il se tournait, il [leur] faisait du mal.

48 Et il forma une armée1, et frappa Amalek, et délivra Israël de la main de ceux qui pillaient ses biens.
1 ou : il déploya [sa] puissance.

49 Et les fils de Saül étaient Jonathan, et Jishvi, et Malki-Shua. Et [voici] les noms de ses deux filles : le nom de l'aînée était Mérab et le nom de la plus jeune, Mical.

50 Et le nom de la femme de Saül était Akhinoam, fille d'Akhimaats. Et le nom du chef de son armée était Abner1, fils de Ner, oncle de Saül.
1 hébreu, ici : Abiner.

51 Et Kis, père de Saül, et Ner, père d'Abner, étaient fils d'Abiel.

52 Et la guerre fut forte contre les Philistins durant tous les jours de Saül. Et quand Saül voyait quelque homme fort et quelque homme courageux, il le prenait auprès de lui.

Veillons sur nos paroles et en particulier sur les promesses que nous pouvons faire. Nous avons vu hier les suites malheureuses du serment irréfléchi que Saül avait prononcé. Il a inutilement affaibli son armée, empêché la fin de la poursuite, amené le peuple à transgresser le commandement relatif au sang. Une dernière conséquence — mais qui, pas plus que les précédentes, n'ouvrira les yeux du pauvre roi — va être la condamnation du seul homme de foi précisément: le vaillant Jonathan. Celui-ci se trouve à présent en danger de mort, non par l'épée des Philistins, mais du fait de son propre père! Derrière tout cela nous comprenons que c'est Satan lui-même qui agit. Il tente par ce moyen de se débarrasser de l'homme de Dieu; toutefois l'Éternel ne le permet pas et se sert du peuple pour délivrer Jonathan. Cette scène ressemble à celle qui suivit la défaite d'Aï (Josué 7 js 7.1-26). Mais ici tous les torts sont du côté de Saül dont la folie et l'orgueil aveugle sont manifestés aux yeux de tous. Et loin de compter dorénavant sur l'Éternel qui avait donné la victoire, le roi continue à s'appuyer sur la chair, en mobilisant des hommes forts et courageux pour sa garde personnelle, un recrutement bien différent de celui de David plus tard (ch. 22 v. 2 1s 22.1-2).