Ruth 1:15-22; 2:1-3

Ruth 1:15-22; 2:1-3

15 Et Naomi1 dit : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux. Retourne-t'en à la suite de ta belle-sœur !
1 littéralement : elle.

16 Mais Ruth dit : Ne me pousse pas à te laisser, pour que je m'en retourne loin de toi ! Car là où tu iras, j'irai, et là où tu habiteras1, j'habiterai1. Ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu.
1 littéralement : passer la nuit.

17 Là où tu mourras, je mourrai et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite avec la plus grande sévérité1 si ce n'est pas [seulement] la mort qui me sépare de toi !
1 littéralement (hébraïsme) : Que l'Éternel me fasse ainsi et qu'ainsi il ajoute.

18 Et Naomi1 vit qu'elle était résolue d'aller avec elle et elle cessa de lui [en] parler.
1 littéralement : elle.

19 Et elles marchèrent, toutes les deux, jusqu'à ce qu'elles soient arrivées à Bethléhem. Et il arriva, comme elles entraient dans Bethléhem, que toute la ville fut émue à leur sujet. Et les femmes1 disaient : Est-ce là Naomi ?
1 littéralement : elles.

20 Et elle leur dit : Ne m'appelez pas Naomi1, appelez-moi Mara2, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume.
1 Naomi : mes délices. 2 Mara : amère.

21 Je m'en allai comblée, mais l'Éternel me ramène [les mains] vides. Pourquoi m'appelez-vous Naomi, alors que l'Éternel a témoigné contre moi et que le Tout-Puissant m'a affligée ?

22 Ainsi revint Naomi, et avec elle Ruth la Moabite, sa belle-fille, qui était venue des champs de Moab. Et elles vinrent à Bethléhem au commencement de la moisson des orges.1
1 date : environ 1300 av. J.-C.

Ruth va glaner dans le champ de Boaz

2 Et Naomi avait un parent de son mari, un homme puissant [et] riche, de la famille d'Élimélec, et son nom était Boaz.

2 Et Ruth la Moabite dit à Naomi : Laisse-moi aller, je te prie, aux champs et glaner parmi les épis à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Et elle lui dit : Va, ma fille !

3 Et elle s'en alla et entra glaner dans un champ après les moissonneurs. Et il se trouva, par un heureux hasard, que la parcelle de champ [appartenait] à Boaz qui était de la famille d'Élimélec.

Orpa n'avait pas longtemps balancé. D'un côté: le veuvage, la misère en compagnie d'une femme triste et âgée, un peuple et un Dieu inconnus. De l'autre: sa propre nation, l'affection des siens, la perspective de fonder un nouveau foyer, ses idoles familières. Ses larmes vite séchées nous rappellent ce jeune homme qui, parce qu'il préférait ses richesses, s'en alla tout triste au lieu de suivre le Seigneur. «Je te suivrai partout où tu iras» dit un autre homme à Jésus. Mais Celui-ci le prévient: «Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer Sa tête» (Matt. 8:19-20 mt 8.19-22 — voir aussi Luc 14 versets 25 et suivants lc 14.25-30). Chez Ruth tout a été bien pesé; elle a calculé la dépense. Sa décision est irrévocable; c'est le choix de la foi. Elle s'est attachée à Naomi, mais aussi à son peuple, à son Dieu. Sans regarder en arrière, sans se laisser non plus arrêter par des craintes au sujet de l'avenir, elle se met en route avec sa belle-mère et arrive à Bethléhem. Ce nom signifie «maison du pain», l’abri par excellence contre la famine spirituelle. Là, avec le consentement de Naomi, elle va chercher sa subsistance. Et Dieu la conduit «par bonheur» — mais d'une main sûre — dans les champs de Boaz, l'homme qu'Il a préparé pour lui donner consolation et repos.