Deutéronome 1:29-46

Deutéronome 1:29-46

29 Et je vous ai dit : Ne vous épouvantez pas et ne les craignez pas !

30 L'Éternel votre Dieu qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu'il a fait pour vous sous vos yeux en Égypte

31 et dans le désert. Là tu as vu que l'Éternel ton Dieu t'a porté comme un homme porte son fils, sur tout le chemin où vous avez marché, jusqu'à ce que vous soyez arrivés dans ce lieu-ci.

32 Mais dans cette circonstance1, vous n'avez pas cru2 l'Éternel votre Dieu
1 ou : malgré cela. 2 ou : vous n'avez pas mis votre confiance en.

33 qui allait devant vous sur le chemin, afin de reconnaître pour vous un lieu pour que vous y dressiez votre camp — la nuit, dans le feu pour vous faire voir le chemin où vous deviez marcher, et le jour dans la nuée.

34 Et l'Éternel a entendu la voix de vos paroles, et s'est mis en colère, et a juré, en disant :

35 Certainement aucun des hommes de cette génération méchante ne verra1 ce bon pays que j'ai juré de donner à vos pères,
1 littéralement (hébraïsme) : Si aucun des hommes de cette génération méchante voit.

36 excepté Caleb, fils de Jephunné ! Lui le verra et je lui donnerai, ainsi qu'à ses fils, le pays où il a marché1, parce qu'il a pleinement suivi l'Éternel.
1 littéralement : qu'il a foulé.

37 Contre moi aussi l'Éternel s'est irrité à cause de vous, en disant : Toi non plus, tu n'y entreras pas !

38 Josué, fils de Nun, qui se tient devant toi, lui y entrera. Fortifie-le, car c'est lui qui le fera hériter à Israël.

39 Et vos petits enfants dont vous avez dit qu'ils seraient une proie, et vos fils qui aujourd'hui ne connaissent pas le bien et le mal, ceux-là y entreront, et c'est à eux que je le donnerai, et ils en prendront possession.

40 Mais vous, tournez-vous et partez pour le désert, par le chemin de la mer Rouge !

41 Et vous avez répondu et m'avez dit : Nous avons péché contre l'Éternel. Nous monterons et nous combattrons selon tout ce que l'Éternel notre Dieu nous a commandé. Et vous avez attaché chacun ses armes de guerre à la ceinture et vous avez considéré qu'il était facile de monter dans la montagne.

42 Et l'Éternel m'a dit : Dis-leur : Ne montez pas et ne combattez pas, car je ne suis pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus par1 vos ennemis !
1 littéralement : devant.

43 Et je vous ai parlé, mais vous n'avez pas écouté, et vous avez été rebelles au commandement1 de l'Éternel, et vous avez été présomptueux, et vous êtes montés dans la montagne.
1 littéralement : à la bouche.

44 Et l'Amoréen qui habitait dans cette montagne est sorti à votre rencontre, et vous a poursuivi comme font les abeilles, et il vous a taillés en pièces en Séhir, jusqu'à Horma1.
1 Horma : destruction.

45 Et à votre retour vous avez pleuré devant l'Éternel. Mais l'Éternel n'a pas écouté votre voix et ne vous a pas prêté l'oreille.

46 Et vous êtes restés à Kadès de nombreux jours, selon les jours où vous y avez habité.

Le désert était grand et terrible. Mais comment Israël l'avait-il traversé? Dans les bras de l'Éternel (v. 31). À cette déclaration de la plus noire ingratitude — «C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a fait sortir du pays d'Égypte» (v. 27) — écoutons ce que Dieu répond par la bouche de Moïse: «Je vous ai portés, comme un homme porte son fils». Quelle tendresse dans cette comparaison! Le ch. 13 des Actes (Act. 13:18 ac 13.17-19) complète: «Et il prit soin d'eux dans le désert, comme une mère, environ 40 ans». Puissant amour d'un père, profonde tendresse d'une mère, Dieu veut être tout pour les siens! (voir aussi Ps. 103:13 ps 103.12-14; És. 66:13 es 66.10-14). Que demande en retour un amour tel que celui-là? Rien d'autre que la confiance entière d'un petit enfant qui se laisse porter dans les bras.

Une autre preuve de la fidélité de l'Éternel était la manière dont il avait ouvert la marche à son peuple, reconnaissant les lieux et le guidant ensuite d'étape en étape (v. 33). Envoyer des éclaireurs (v. 22) n'était-ce pas se méfier et douter de ces soins diligents?

Aux craintes incrédules succèdent la légèreté et la présomption. Attitude qui conduit inévitablement à la défaite devant l'ennemi et fait verser ensuite des larmes amères (v. 45).