Exode 9:1-16

Exode 9:1-16

Cinquième fléau : la peste sur les troupeaux

9 Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le Pharaon et dis-lui : Ainsi dit l'Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse partir mon peuple pour qu'ils me servent.

2 Car si tu refuses de les laisser partir et que tu les retiennes encore,

3 voici, la main de l'Éternel sera sur tes troupeaux qui sont aux champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur le gros bétail, et sur le petit bétail. Il y aura une peste très grande.

4 Et l'Éternel distinguera entre les troupeaux des Israélites et les troupeaux des Égyptiens, et rien ne mourra de tout ce qui est aux fils d'Israël.

5 Et l'Éternel fixa le temps, en disant : Demain l'Éternel fera cela dans le pays.

6 Et l'Éternel fit cela le lendemain et tous les troupeaux des Égyptiens moururent ; mais il ne mourut pas une seule [bête] des troupeaux des fils d'Israël.

7 Et le Pharaon envoya [constater] et voici, pas une seule [bête] des troupeaux des Israélites n'était morte. Et le cœur du Pharaon s'endurcit1 et il ne laissa pas partir le peuple.
1 littéralement : s'appesantit.

Sixième fléau : les ulcères

8 Et l'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez plein vos mains de cendre de fourneau et que Moïse la répande vers les cieux, devant les yeux du Pharaon.

9 Et elle deviendra une fine poussière sur tout le pays d'Égypte et elle deviendra, sur les hommes et sur les bêtes, un ulcère faisant éruption en pustules, dans tout le pays d'Égypte.

10 Et ils prirent de la cendre de fourneau et se tinrent devant le Pharaon. Et Moïse la répandit vers les cieux et elle devint un ulcère faisant éruption en pustules, sur les hommes et sur les bêtes.

11 Et les devins ne purent pas se tenir devant Moïse, à cause de l'ulcère, car l'ulcère était sur les devins et sur tous les Égyptiens.

12 Et l'Éternel endurcit le cœur du Pharaon et il ne les écouta pas, comme l'Éternel l'avait dit à Moïse.

Septième fléau : la grêle

13 Et l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et tiens-toi devant le Pharaon, et dis-lui : Ainsi dit l'Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse partir mon peuple pour qu'ils me servent.

14 Car cette fois, j'envoie tous mes fléaux dans ton cœur, et sur tes serviteurs, et sur ton peuple, afin que tu saches qu'il n'y a personne comme moi sur toute la terre.

15 Si maintenant j'avais étendu ma main et si je t'avais frappé par la peste, toi et ton peuple, alors tu aurais disparu de la terre.

16 Mais c'est seulement pour cela que je t'ai fait subsister, pour te faire voir1 ma puissance et pour que mon nom soit proclamé sur toute la terre.
1 plusieurs manuscrits portent : afin de montrer en toi.

Une peste «très grande» s'abat à présent sur le bétail. Dieu épargne les troupeaux d'Israël à qui il faudra des agneaux pour la Pâque et plus tard d'autres sacrifices. Puis un ulcère fait éruption sur les hommes et sur les bêtes. Le cœur du roi reste insensible, bien que, remarquons l'expression, ce soit dans ce cœur que l'Éternel envoie tous ces fléaux (v. 14). Comment expliquer cet acharnement du Pharaon contre Israël? Satan sait que de ce peuple doit naître un jour le Messie qui, plus grand que Moïse, viendra délivrer les hommes de son joug et sera son vainqueur. Alors il retient Israël en esclavage le plus longtemps possible. Mais cette obstination ne réussit qu'à faire ressortir davantage la puissance de Dieu et publier son nom dans toute la terre (v. 16 cité en Rom. 9:17 rm 9.14-18).

Mis en présence de la puissance de Dieu, mais aussi de sa miséricorde qui a successivement retiré les grenouilles, les moustiques, les mouches venimeuses... l'orgueilleux Pharaon a chaque fois volontairement endurci son cœur et refusé de se repentir.

Combien de personnes endurcissent leur cœur en présence du plus grand des miracles de la grâce: le Fils de Dieu mourant pour le salut des hommes perdus.