1 Rois

1 Rois 21:1-14

Meurtre de Naboth

21 Et il arriva, après ces choses, que Naboth le Jizreélite avait une vigne qui était à Jizreël, à côté du palais d'Achab, roi de Samarie.

2 Et Achab parla à Naboth, en disant : Donne-moi ta vigne afin que j'en fasse un jardin potager, car elle est près de ma maison. Et à la place, je te donnerai une meilleure vigne que celle-là, ou si cela est bon à tes yeux, je te donnerai l'argent que vaut celle-ci.

3 Mais Naboth dit à Achab : Que l'Éternel me garde de te donner l'héritage de mes pères !

4 Et Achab s'en vint à sa maison, triste et irrité, à cause de la parole que Naboth le Jizreélite lui avait dite. Car il avait dit : Je ne te donnerai pas l'héritage de mes pères. Et il s'étendit sur son lit, et détourna son visage, et ne mangea pas de pain.

5 Et Jézabel sa femme vint à lui et lui dit : Pourquoi donc ton esprit est-il triste et ne manges-tu pas du pain ?

6 Et il lui dit : Parce que j'ai parlé à Naboth le Jizreélite et je lui ai dit : Donne-moi ta vigne contre de l'argent ou, si cela te plaît, je te donnerai une [autre] vigne à la place. Mais il a dit : Je ne te donnerai pas ma vigne.

7 Et Jézabel sa femme lui dit : Est-ce toi qui exerces maintenant la royauté sur Israël ? Lève-toi, mange1, et que ton cœur soit gai ! Moi, je te donnerai la vigne de Naboth le Jizreélite.
1 littéralement : mange du pain.

8 Et elle écrivit des lettres1 au nom d'Achab, et les scella de son sceau, et elle envoya les lettres aux anciens et aux notables qui étaient dans sa ville, qui habitaient avec Naboth.
1 ou : une lettre.

9 Et elle écrivit ceci dans les lettres : Proclamez un jeûne, et faites asseoir Naboth en tête du peuple,

10 et faites asseoir deux hommes, fils de Bélial, en face de lui, et qu'ils témoignent contre lui, en disant : Tu as maudit Dieu et le roi ! Et menez-le dehors, et lapidez-le, et qu'il meure.

11 Et les hommes de sa ville, les anciens et les notables qui habitaient sa ville, firent comme Jézabel le leur avait demandé1, selon ce qui était écrit dans les lettres qu'elle leur avait envoyées.
1 littéralement : envoyé.

12 Ils proclamèrent un jeûne, et firent asseoir Naboth en tête du peuple,

13 et deux hommes, fils de Bélial, vinrent s'asseoir en face de lui. Et les hommes de Bélial témoignèrent contre lui, contre Naboth, devant le peuple, en disant : Naboth a maudit Dieu et le roi. Et ils le menèrent hors de la ville, et le lapidèrent avec des pierres, et il mourut.

14 Et ils envoyèrent dire à Jézabel : Naboth a été lapidé et il est mort.

Il s'en est fallu de peu qu'Achab ne soit totalement dépossédé par le roi de Syrie. Ingrat envers l'Éternel qui lui avait tout conservé, le voici qui, par convoitise, cherche à son tour à déposséder son prochain. Naboth, en fidèle Israélite, ne peut céder son héritage, selon Lévitique 25:23 lv 25.23. Est-ce que nous montrons la même fidélité, la même fermeté quand il s'agit de maintenir l'héritage spirituel qui nous a été laissé, par nos parents peut-être? Oui, gardons-nous de faire bon marché des incomparables vérités bibliques dont le dépôt nous est confié (1 Timothée 6:20 1tm 6.20-21; 2 Timothée 1:14 2tm 1.13-14).

Lâchement, le misérable roi laisse agir sa femme, et, sous le couvert de l'autorité royale, la plus abominable des injustices est accomplie.

Mais Naboth a le privilège de représenter un plus grand que lui. Dans la parabole où le Seigneur Jésus se présente Lui-même comme l'héritier de la vigne, nous entendons la terrible parole: «Venez, tuons-le, et possédons son héritage» (Matthieu 21:38 mt 21.33-46). Et la fin du même évangile nous apprend que deux faux témoins aussi comparurent devant le Sanhédrin. Là Jésus fut accusé de blasphème par les chefs du peuple (Matthieu 26:60, 65, 66 mt 26.57-68), avant de souffrir et de mourir «hors de la ville» (verset 13; Hébreux 13:12 hb 13.10-17).