Cantique des cantiques

Chapitre 2

Les six premiers versets du chap. 2, hormis le second, sont, il me semble, la voix de la Bien-aimée. On les a pris autrement, mais à tort, je crois. Remarquons ici que Christ est le pommier; cela nous aidera plus tard. Au reste, le Bien-aimé parle d’elle-même. Elle saisit, en théorie, sa relation, et parle principalement d’elle-même; mais il y a une vraie affection. L’Époux ne veut pas qu’elle soit troublée1, lorsqu’elle se repose en toute confiance en son amour. Sa voix à Lui, la seule qu’elle écoute maintenant, la réveillera. C’est lui-même qui lui dit de se lever; que l’hiver, ce temps de deuil et de misère, est passé. Il veut aussi ouïr sa voix. Ainsi le cœur de la Bien-aimée est rassuré, son Bien-aimé est à elle.

1 Lisez: «jusqu’à ce qu’elle le veuille».

Combien tout cela montre le réveil des affections divines et de la confiance du résidu qui a, pendant si longtemps, appris ce que c’est que d’être privé de la face de l’Éternel, et à quel point l’inextinguible amour de Celui qui pleura sur Jérusalem s’exerce pleinement dans les voies les plus bénies pour éveiller cette confiance et rassurer le cœur du peuple affligé. Cela me semble singulièrement beau; ce n’est pas une instruction quant aux circonstances ou qui soit en rapport avec la responsabilité, c’est la grâce — la propre relation de Christ (de l’Éternel) avec Israël.