2 Chroniques

Chapitres 26 à 28

Ozias, son fils, marche longtemps avec l’Éternel et prospère. La puissance de Juda s’étend, et les desseins d’Ozias réussissent de toute manière; «mais quand il fut devenu fort, son cœur s’éleva» (26:16); il s’arroge la fonction de sacrificateur, et est frappé de lèpre par la main de Dieu.

Nous entrons ici dans une période où Ésaïe nous donne de vives lumières sur l’état du peuple. Cet état s’est déjà montré en partie sous le règne de Joas, qui, aussitôt qu’il écoute les princes, tombe dans l’idolâtrie. Mais, en lisant les deux premiers chapitres d’Ésaïe, ou encore le prophète Osée, on verra quel était l’état affreux du peuple et la grandeur de la patience de Dieu, et de quelle manière l’iniquité et les idoles pullulaient de toutes parts, lorsque le roi n’était pas fidèle et énergique1.

1 Aussi trouvons-nous qu’Ésaïe, après avoir montré le mal et le jugement qui en est la conséquence, introduit aussitôt la promesse de la bénédiction des derniers jours et du Messie. Dès les premiers chapitres, il montre l’état du peuple, ainsi que la bénédiction des derniers jours. La maison de David n’est jugée qu’au chapitre 7, et c’est là que le Messie, fils de la vierge, est annoncé comme la ressource et le moyen de délivrance et de grâce selon les conseils de Dieu. Le reste des écrits de ce prophète nous donne toute l’histoire du peuple au point de vue de Dieu, et celle des nations en rapport avec Israël, jusqu’à l’accomplissement, à la fin des temps, de la pleine bénédiction en Christ. Il donne aussi le jugement du péché d’Israël à l’égard de l’Éternel (40-48) et à l’égard de Christ (49-57).

Jotham, fils d’Ozias, marche dans l’intégrité, et il évite la faute de son père; mais le peuple se corrompt toujours. Cependant, la fidélité de Jotham attire sur lui la bénédiction et la prospérité, car c’est toujours l’état du roi qui est l’objet du jugement de Dieu. Ainsi que nous l’avons vu, le peuple, comme tel, avait déjà failli longtemps auparavant.

Le règne d’Achaz fait époque. Il se voue à l’idolâtrie en abandonnant entièrement l’Éternel; et, plus il est frappé de Dieu, plus il pèche contre lui. Il est livré entre les mains des Syriens et entre les mains de Pékakh, roi d’Israël. Dans ce dernier cas, cependant, Dieu intervient pour épargner au moins les captifs. Les Édomites et ensuite les Philistins envahissent Juda. Toute cette tribulation pousse Achaz à chercher du secours auprès du roi d’Assyrie, qui ne lui apporte qu’une détresse encore plus grande (comp. Ésaïe 7:17; 8:7. Voyez aussi Osée 5:13-15).