2 Chroniques

Chapitres 24 et 25

Tout était bien bas; et, quant à l’apparence des choses, c’en était fait de la maison de David; mais la fidélité de Dieu ne manque pas; et, quoique la force de la royauté soit absolument détruite, et que la famille de David soit mise de côté, Dieu suscite, dans la personne du souverain sacrificateur, un homme de foi pour tout relever. Le châtiment de Dieu était complet. Tout l’ordre de la royauté avait été renversé par les jugements; il ne restait que la fidélité de Dieu. L’homme était jugé; il n’avait plus aucun moyen de se relever. Mais Dieu a tout à sa disposition, le cœur de Jehoshabhath et la foi de Jehoïada. Celui-ci prend les mesures nécessaires, et le roi est établi sur son trône. Après tout, il arrive ici ce que nous avons déjà vu: le roi ordonne tout ce qui regarde le rétablissement de l’ordre de la maison de Dieu.

Que de fois l’énergie de la foi peut établir, pour ainsi dire, un royaume, et manquer en même temps à maintenir le devoir ordinaire de ceux qui ont affaire avec le service de Dieu! Fidèle au commencement de son règne, Joas marche cependant plutôt par la foi de Jehoïada que par la sienne propre; et, après la mort du souverain sacrificateur, s’appuyant sur les princes de Juda, il sert les idoles, et tue même le fils de Jehoïada par lequel le Saint Esprit l’avait averti. Joas, abandonné de Dieu, est battu par les Syriens. Il tombe dans de graves maladies, et est enfin tué par ses propres serviteurs.

Dans toute cette histoire, il faut remarquer le gouvernement immédiat d’un Dieu de jugement, s’exerçant parce que ceux qu’il jugeait étaient près de lui.

Amatsia marche, jusqu’à un certain point, avec Dieu, mais avec faiblesse et d’un pas chancelant. Il s’appuie sur le bras de la chair; mais il écoute le prophète, ce qui lui épargne une défaite. Cependant les villes de Juda subissent les conséquences de sa mauvaise marche, et sont pillées par l’armée d’Israël qu’Amatsia a renvoyée. Exalté par la victoire qu’il a remportée sur Édom, il prend les dieux de Séhir qui n’avaient pas su défendre leur propre peuple et il leur rend hommage. Alors il refuse d’écouter le prophète qui le reprend. Mais l’orgueil va devant l’écrasement et l’esprit hautain devant la chute. Amatsia, faisant la guerre contre Israël, est honteusement battu et fait prisonnier, et Jérusalem même est dévastée.

Il faut remarquer, dans cette partie de l’histoire, la bonté de l’Éternel qui intervient continuellement par des prophètes.