2 Chroniques

Chapitres 19 à 23

Toutefois, rentré chez lui, le roi s’occupe à ramener le peuple à la crainte de l’Éternel, et à faire exécuter le jugement et la justice en Israël. Mais la guerre arrive. Il ne pouvait plus avoir la bénédiction sans mélange en ayant affaire à Dieu seul, sans l’épreuve. L’intervention de l’ennemi était maintenant nécessaire pour son bien, selon le gouvernement de Dieu, quoique, dans l’épreuve par laquelle il passe, il soit pleinement béni. Sa piété était réelle, et l’épreuve le montre. Il en appelle aux relations de Dieu avec Abraham et à ses promesses à Salomon, lorsque celui-ci eut bâti la maison. Josaphat a aussi l’intelligence des relations dans lesquelles ses ennemis se trouvaient avec Israël, au point de vue des voies de Dieu (20:10, 11). Dieu lui répond, et le roi encourage Israël en reconnaissant la voix des prophètes, et en célébrant les louanges de Dieu avant que la bénédiction soit arrivée, chantant, par la foi, que sa bonté demeure à toujours. Dieu exauce abondamment sa prière. Israël, dont les ennemis se détruisent les uns les autres, n’a qu’à ramasser le butin: Dieu donne du repos au roi et le royaume est tranquille.

Cependant, si Josaphat ne s’est plus uni avec le roi d’Israël pour faire la guerre, il se joint à lui pour affaires de commerce, mais Dieu arrête ses entreprises.

Malgré quelques fautes, le caractère de Josaphat est beau et rafraîchit l’esprit. Mais bientôt les tristes fruits de son alliance avec Achab mûrissent, et entraînent Juda dans la misère. Joram, son fils, gendre d’Achab, marche dans les voies des rois d’Israël. Édom se révolte, et Libna, ville de Juda, fait de même. Le roi établit des hauts lieux et force Juda à y adorer. Le jugement de Dieu ne tarde pas à se révéler. Le prophète que Dieu avait suscité comme témoin contre les péchés de la maison d’Achab, en a prévu les fruits en Juda; on apporte au roi un écrit d’Élie1, qui le menace des jugements terribles de Dieu. Juda est aussi attaqué par ses ennemis, qui le pillent, dévastent même la maison du roi, et tuent tous ses fils, sauf un seul. Cela venait de l’Éternel. C’est son gouvernement que nous voyons ici; car il gouverne ceux qui sont en alliance avec lui, ceux qui sont Sa maison.

1 Élie avait été enlevé au ciel quelque temps avant que l’écrit parvînt à sa destination. Étant une prophétie, il n’y a aucune difficulté à penser que cet écrit, comme toute autre prophétie, a été laissé par Élie pour être utilisé en temps convenable. C’était une fonction qui lui appartenait tout naturellement dans les voies de Dieu, en tant qu’il avait témoigné contre l’iniquité d’Achab.

Finalement le roi périt selon la prédiction d’Élie. Désastres sur désastres fondent sur Juda, à la suite de cette alliance avec la famille d’Achab. S’allier avec ce qui prétend être de Dieu et avoir Sa religion, sans que cela soit ainsi, Lui est insupportable. Le seul fils qui restât à Joram est tué par Jéhu, comme participant à l’iniquité de la famille d’Achab; Athalie qui en était aussi, s’empare du gouvernement en tuant toute la semence royale, sauf un enfant que Dieu, dans sa grâce, a préservé; car il ne voulait pas que la lampe de David fût éteinte à Jérusalem, quoiqu’il châtiât sa famille. La sœur d’Achazia, femme du souverain sacrificateur, garde l’enfant, qui reste caché pendant six ans dans la maison de Dieu.