2 Chroniques

Chapitres 13 à 18

Dans l’histoire que nous allons examiner maintenant, nous trouverons les voies de Dieu plus immédiates et plus directes envers ceux qui sont en relation directe et reconnue avec Lui, selon sa grâce envers David, et en rapport avec la maison qui avait été consacrée à Son nom. Lorsque les rois sont fidèles, tout va bien.

Dans ses guerres avec Jéroboam, Abija se place entièrement sur ce terrain et il est béni.

Asa marche sur ses traces; et, soit en paix, soit en guerre avec les Éthiopiens, Israël prospère sous son règne. Il ôte les idoles, car on les retrouve continuellement. Il faut de l’énergie pour les chasser et empêcher leur retour. Même la mère du roi est privée de sa position royale, à cause de son idolâtrie. Toutefois, les hauts lieux ne sont pas ôtés.

Cependant, quoique la fidélité d’Asa eût continué, sa foi a manqué plus tard. Jaloux de voir les Israélites se rendre au pays de Juda, Baësha bâtit une ville pour les en empêcher, et Asa, au lieu de regarder à l’Éternel, s’allie avec la Syrie; alliance qui produit l’effet désiré, mais qui suscite les Gentils contre Israël. Et ce n’est pas tout: l’alliance avec le monde nous empêche de vaincre le monde. Sans cet acte, les Syriens seraient tombés entre les mains d’Asa; car «les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’Il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers Lui» (16:9). Solennelle et précieuse parole. Blessé dans son amour-propre et irrité d’avoir ainsi manqué une si bonne occasion, Asa met en prison celui qui lui rend ce témoignage et il opprime le peuple; il est châtié de Dieu, et, hélas! il ne cherche pas Dieu dans le châtiment. Toutefois, sauf ce cas, Asa a été fidèle et honoré!

Josaphat, son fils, lui succède et commence son règne en marchant fidèlement avec Dieu. Il fortifie son royaume contre Israël, ennemi plus dangereux encore par son exemple que par sa force. Lorsque quelque chose a la prétention d’être en rapport avec Dieu et de le reconnaître, il n’y a de sûreté qu’en le jugeant avec un jugement spirituel (qu’on ne peut former qu’en ayant un juste sentiment de l’honneur de Dieu), qu’en tranchant avec ce qui prétend être en relation avec Dieu, et en le traitant comme ennemi. C’est ce que Josaphat fait au commencement; et, comme il ne marche pas dans les voies d’Israël, Dieu affermit son royaume. Béni de l’Éternel, il ôte les hauts lieux et les ashères, et cherche avec beaucoup de fidélité et de zèle à faire pénétrer dans l’esprit du peuple la vraie connaissance de l’Éternel; Celui-ci le garantit de toute guerre, et quelques nations lui sont tributaires à cause de sa puissance.

Sous bien des rapports, c’est un tableau plus beau que tout ce que nous avons vu jusqu’ici dans l’histoire des Rois. Mais cette prospérité lui est en piège, et porte les fruits les plus amers lorsque la piété réelle du roi n’y fait pas contrepoids.

La prospérité, dont Dieu l’avait béni à la suite de sa fidélité, faisait qu’il valait la peine de s’allier avec lui, et rendait plus difficile une attaque contre lui. Étant à l’aise, Josaphat s’allie de son côté avec Israël. Sa prospérité le met en état de le faire sur un pied qui rend l’alliance honorable. Le cœur humain, qui n’est pas gardé de Dieu, peut agir généreusement à l’égard d’un mal, qu’il ne craint pas; mais ce n’est pas l’amour. Extérieurement, Josaphat est fidèle à l’Éternel; mais l’indignation de l’Éternel est sur lui.