2 Chroniques

Chapitres 8 à 12

Le chapitre 8 nous donne encore quelques détails sur l’état d’Israël, état qui préfigure celui des derniers jours. Salomon s’assujettit tout ce qui aurait pu empêcher la pleine jouissance de la terre promise dans toute son étendue, soit du côté de Tyr, soit du côté de la Syrie. Les étrangers, dans le pays, demeurent tributaires et les enfants d’Israël sont capitaines et gens de guerre. Sion est pleinement sanctifiée, et le culte de l’Éternel maintenu et honoré par le roi. Le service de la maison de Dieu, les louanges et tout l’ordre qui y appartenait, sont réglés selon l’ordonnance de David. Le commandement du roi était, en toutes choses, la règle absolue. Édom même devient sa possession, et, jusqu’à la mer Rouge tous sont sujets du roi. Le roi de Tyr qui représente la gloire mondaine des Gentils, lui fournit ce qui est nécessaire pour l’accomplissement de ses desseins.

Mais ce n’est pas seulement dans les limites du pays que la puissance et la gloire de Salomon se font connaître. Sa renommée se répand parmi les Gentils, jusqu’en des pays éloignés, et la reine de Sheba vient lui apporter son tribut d’admiration et les choses précieuses des nations, qui doivent ainsi contribuer à sa splendeur et à la gloire du lieu choisi de Dieu, dont la lumière était venue, et sur lequel la gloire de l’Éternel s’était levée. (Pour le moment, sans doute, ce n’est qu’en type, mais selon le principe de la grâce, et par la puissance qui accomplira pleinement ces choses selon les conseils de Dieu). C’est une gloire dont la renommée attire les Gentils, mais dont la vue dépasse tout ce que l’on pouvait en dire, et qui, pour être appréciée, devait être connue de près. C’est une gloire qui est au-dessus de tout ce que le monde a vu, une sagesse sans pareille, et cette sagesse attirait tous les rois de la terre, qui, chaque année, apportaient leurs offrandes et leurs dons au roi assis sur le trône de l’Éternel sur la terre.

Ainsi, régnant jusqu’aux dernières limites du pays de la promesse, il faisait jouir tout Israël de l’abondance et de la bénédiction que Dieu répandait sur son peuple. Mais bientôt le tableau change.

Les fautes de Salomon ne sont pas racontées ici, pour les raisons que nous avons déjà signalées; mais l’histoire de Roboam nous présente la chute immédiate de la royauté que Dieu avait établie. La folie du roi en a été l’occasion; mais ce n’était que l’accomplissement de la parole de l’Éternel par Abija.

La guerre, commencée par Roboam, contre les tribus révoltées, est empêchée. Roboam se soumet à l’avertissement du prophète. Il est béni et se fortifie en Juda. Les Lévites accourent à Jérusalem, ainsi qu’un grand nombre de fidèles qui ne voulaient pas abandonner le vrai culte de l’Éternel, pour servir des veaux d’or auxquels Son nom avait été attaché. Ainsi Juda est affermi et fortifié; car, pendant trois ans, le roi marche dans les voies de David et de Salomon. Mais, bientôt, il abandonne la loi de l’Éternel, et, en sûreté du côté d’Israël révolté, il est châtié par des ennemis inattendus, aux mains desquels tombent toutes les richesses amassées par Salomon. Toutefois il s’humilie, et la colère de Dieu se détourne de lui.