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«Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit» Zacharie 4: 6
L'Esprit de Dieu fut déjà répandu sur le peuple d'Israël dans le désert, selon le témoignage de Néhémie: «Tu leur donnas ton bon Esprit pour les rendre intelligents» (Néhémie 9: 20). Il est représenté par l'eau sortant du Rocher frappé en Horeb (Exode 17). Pour nous, chrétiens, le Rocher — qui était le Christ — fut frappé à la croix. Il en découla les eaux1 du Saint Esprit au jour de la Pentecôte, eaux qui rafraîchissent les croyants dans ce lieu de difficultés et d'épreuves. 1 Il est vrai que l'eau, dans la Parole, représente souvent la parole de Dieu elle-même, mais en quelques passages, le Saint Esprit (Jean 7: 38, 39). Après le désert, Israël est entré en Canaan, le lieu des bénédictions promises, mais aussi le lieu des combats pour les posséder. C'est pour les chrétiens la figure des lieux célestes où ils entrent dès maintenant, alors qu'ils ont aussi à marcher sur la terre. Le lecteur attentif de la parole de Dieu est de prime abord surpris de ne pas rencontrer de mention de l'Esprit de Dieu dans le livre de Josué. Mais tout s'éclaire devant lui quand il apprend que Josué lui-même est un type de l'Esprit de Dieu — «Prends Josué, fils de Nun, un homme en qui est l'Esprit… et tu mettras sur lui de ta gloire» (Nombres 27: 18-20). Aussi, sans être mentionné expressément, cet Esprit remplit ce livre. Il conduit le peuple dans la personne de Josué. «Josué et tout Israël» (8: 15, 21; 10: 15, 29, 31, 34, 36, 38, 43; 11: 7) est une belle expression que nous aimons traduire par: le Saint Esprit et tout le peuple de Dieu. Ainsi, il n'est pas étonnant que ce peuple aille de victoire en victoire. Oh, peuple de Dieu, que n'as-tu gardé un tel chef! Ainsi, déjà dans ce livre de Josué, nous apprenons que la force du peuple de Dieu est dans la puissance de l'Esprit de Dieu qui l'unit, l'anime et le conduit. Le livre de Josué correspond au livre des Actes des apôtres dans l'histoire du peuple céleste, et spirituellement, à l'épître aux Éphésiens. Le livre des Actes nous décrit en effet l'avance irrésistible de l'évangile et du christianisme. Des assemblées se forment sur le terrain même de l'Ennemi. La lumière de l'évangile pénètre et chasse les ténèbres du paganisme et les formes sans réalité du judaïsme. Les armes de cette guerre «ne sont pas charnelles (comme elles l'étaient au temps de Josué), mais puissantes par Dieu pour la destruction des forteresses, détruisant les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu» (2 Corinthiens 10). Satan réagit violemment par la persécution; l'avance du christianisme n'en est qu'accélérée (Actes des Apôtres 8: 1), la foi et l'énergie des premiers chrétiens, fortifiée. Ainsi, ils vont de victoire en victoire: l'évangile, d'abord répandu en Palestine, gagne la Samarie et l'Asie Mineure («la parole du Seigneur se répandait par tout le pays» Actes des Apôtres 13: 49). Puis il pénètre en Europe par la colonie de Philippes; il ira en Grèce, jusqu'à Rome et, par des voies merveilleuses, jusqu'en Éthiopie à la cour d'une reine. De là il atteindra «jusqu'aux bouts de la terre» (Actes des Apôtres 13: 47). Mais, ces actes de victoire sont des actes du Saint Esprit. Le Saint Esprit, personne divine, est descendu au jour de la Pentecôte sur les faibles disciples des évangiles, les a «remplis», en leur donnant foi et sagesse, joie dans la souffrance, dépendance et hardiesse, puissance pour témoigner, discernement pour marcher, servir, et juger le mal. Ah! certes, en ce peuple aussi, il y a des Ananias et des Sapphira, comme il y a eu des Acan. Il y a un manque de vigilance qui entraîne des murmures (Actes des Apôtres 6), comme il y a eu manque de dépendance à l'égard des Gabaonites. Mais le Saint Esprit est tellement présent et agissant que, si c'est à lui qu'on ment (Actes des Apôtres 5: 3), si c'est lui qu'on tente (5: 9) et auquel on résiste (7: 51), il est là aussi pour juger comme en la vallée d'Acor (Actes des Apôtres 5; Josué 7: 25, 26) et rétablir l'ordre comme au camp à Guilgal (Actes des Apôtres 6: 3-6; Josué 9: 27). Ainsi, comme Josué, l'Esprit de Dieu tient une place prépondérante, selon la grâce souveraine de Dieu qui l'a «répandu» (Actes des Apôtres 2: 18). L'épître aux Éphésiens nous présente le combat du peuple de Dieu contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes, non plus pour la propagation de l'évangile et la formation de l'Assemblée, mais pour que les croyants s'emparent, par la foi, des bénédictions spirituelles et célestes dont Dieu les a bénis dans le Christ Jésus, et qui sont décrites dans cette épître même. Là-aussi le Saint Esprit a une place prépondérante: - Les croyants sont scellés par lui et il est les arrhes de leur héritage (1: 13, 14). - Pour la possession de ces bénédictions, les croyants d'entre les Juifs et d'entre les nations ont un même accès auprès du Père par lui (2: 18). - Les croyants sont une habitation de Dieu par lui (verset 22). - C'est par lui que le mystère de l'Église unie à Christ a été révélé aux apôtres et prophètes (3: 6). - C'est par lui que les croyants peuvent être fortifiés en puissance quant à l'homme intérieur (verset 16). - Si Dieu peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et pensons, n'est-ce pas par lui, «la puissance qui opère en nous» (verset 20)? - C'est encore lui qui forme et maintient l'unité que nous avons à «garder» (4: 3). Aussi les croyants doivent-ils s'appliquer à ne pas «l'attrister» (4: 30; Ésaïe 63: 10), mais plutôt à en être «remplis» (5: 18). - «Le bon soldat de Jésus Christ» possède deux armes offensives: la parole de Dieu et la prière; mais c'est l'Esprit seul qui peut manier efficacement la parole de Dieu, telle une épée contre Satan (6: 17). - Lui seul enfin peut «aider» (Romains 8: 26) et conduire dans les prières et les supplications (6: 18). Mais ces temps bénis où le Saint Esprit agissait pleinement et librement ne durèrent que bien peu, pour le peuple terrestre de Dieu comme pour son peuple céleste. Au regard de la grande figure de Josué et de ce qu'il représente, les premiers mots du livre des Juges («Et il arriva, après la mort de Josué») nous font pressentir que l'Esprit de Dieu n'aura plus la conduite entière et totale de ce peuple; et la suite le confirme. C'est d'abord le déclin, puis la ruine. Josué, avant de s'en aller, proclame que Dieu est saint (Josué 24: 19); et en conséquence il enjoint au peuple, à deux reprises, «d'ôter les dieux étrangers» (versets 14, 23). Mais cela n'est pas fait, sauf plus tard lorsqu'ils sont «écrasés» par l'ennemi (Juges 10: 7, 16). D'où la perte d'énergie spirituelle pour déposséder les Cananéens (Juges 1: 19, 21, 27) qui habitent au milieu d'Israël (verset 29). Puis c'est Israël qui habite au milieu des Cananéens (verset 32), et enfin les Cananéens repoussent Israël de son héritage (verset 34). L'ange de l'Éternel quitte Guilgal, le lieu du dépouillement de la chair, le vrai point de départ de toutes les victoires de Josué (ou de l'Esprit; Juges 2: 1, 5). Une autre génération se lève, qui ne connaît pas l'Éternel ni l'œuvre qu'il a faite pour Israël (2: 10). Ils abandonnent l'Éternel, servent d'autres dieux et se prosternent devant eux (verset 12). En tout, «ils se rebellèrent et contristèrent l'Esprit de sa sainteté et il se changea pour eux en ennemi» (Ésaïe 63: 10). En effet «l'Éternel les livra en la main de pillards qui les pillèrent et il les vendit en la main de leurs ennemis… Partout où ils sortaient, la main de l'Éternel était contre eux en mal» (Juges 2: 14, 15). Le peuple de Dieu, idolâtre, asservi au monde qui lui a ôté la jouissance de son héritage; son Dieu contre lui; quelle déchéance, quelle «misère» (10: 16), quelle impuissance (5: 8), quel appauvrissement (6: 6)! Pourtant, sur ce fond très sombre, Dieu va encore agir en grâce et miséricorde par son Esprit, et nos cœurs seront en partie consolés en découvrant sept mentions de «l'Esprit de l'Éternel» dans ce livre des Juges. Oh! ce ne sera plus «Josué et tout Israël». L'unité du peuple de Dieu autour de son chef pour le conduire au combat est perdue, mais quelques juges et quelques individus seront «de bonne volonté parmi le peuple» (5: 9). Ce ne sera plus le serviteur qui imprime le caractère à son époque; ce sera des serviteurs, sans doute revêtus de l'Esprit de l'Éternel (cf. Juges 6: 34), mais présentant tous les caractères de faiblesse du temps où ils vivent. Ce ne seront plus les échecs qui seront l'exception, comme au temps où Josué avait l'entière et souveraine conduite du peuple, mais ce seront les victoires qui seront exceptionnelles. Ce ne sera plus le combat pour prendre toujours davantage possession de l'héritage, mais le combat pour délivrer le peuple asservi. Ce ne sera plus l'action constante et continue de l'Esprit de Dieu en Josué, mais beaucoup plus une action ponctuelle pour une mission particulière. Ce ne sera plus le même état moral pour juger le mal du dedans (19, 21). Il y aura bien un semblant d'unité pour le faire (20: 1, 11), comme aux jours prospères (Josué 7: 25), mais le peuple qui n'a pas conscience comme autrefois qu'«Israël a péché» pose la question: «Quel est ce mal qui est arrivé au milieu de vous?» (20: 12). Et puis n'y a-t-il pas en Israël, outre ceux qui ont commis le mal (ceux de Guibha), ceux qui le soutiennent (ceux de Benjamin; fin verset 13 et verset 14), et ceux qui sont indifférents à son égard (ceux de Jabès de Galaad; 21: 8). Ce ne sera plus le saint désir d'être dirigé par l'Esprit, mais on voudra l'être par l'homme (8: 22) et plus tard par la chair (1 Samuel 8: 19, 20). Toutefois, malgré ces différences affligeantes, ne serions-nous pas fortifiés et encouragés en méditant sur l'action de l'Esprit de Dieu en ce temps-là? - C'est d'abord Othniel: «L'Éternel suscita aux fils d'Israël un sauveur qui les délivra, Othniel, fils de Kenaz, frère puîné de Caleb. Et l'Esprit de l'Éternel fut sur lui» (Juges 3: 9). - Ensuite Gédéon: «Et l'Esprit de l'Éternel revêtit Gédéon, et il sonna de la trompette, et les Abiézerites furent assemblés à sa suite» (6: 34). - Puis Jephthé: «Et l'Esprit de l'Éternel fut sur Jephthé» (11: 29). - Enfin Samson: «L'Esprit de l'Éternel commença de le pousser, — à Mahané-Dan» (13: 25). «L'Esprit de l'Éternel le saisit»; et il déchira le lion (14: 6). «L'Esprit de l'Éternel le saisit; et il descendit à Askalon» (14: 19). «L'Esprit de l'Éternel le saisit; et les cordes qui étaient à ses bras devinrent comme de l'étoupe» (15: 14). Déjà la voix divine se fait entendre: «Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit».
Le parcours de l'Église sur la terre ressemble hélas beaucoup à celui d'Israël. Les temps bénis décrits par le début du livre des Actes constituent la première phase de l'Église sur la terre. Ils ne durèrent que bien peu. L'Église abandonna vite son premier amour pour son Sauveur. Il s'ensuivit que le monde s'infiltra dans l'Église, puis que l'Église s'installa dans le monde. Toutefois, comme aux temps des Juges, Dieu suscita dans l'histoire de l'Église des hommes de Dieu2 en qui et par qui l'Esprit de Dieu a agi pour délivrer le peuple de Dieu. Dans «les temps fâcheux» des derniers jours, qui ont eu leur anticipation dès les temps apostoliques, Paul peut rappeler à Timothée: «Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d'amour, et de conseil» (2 Timothée 1: 7). Timothée a reçu «le bon dépôt», «la parole de la vérité», «la vérité» elle-même. Comment pourra-t-il garder un tel dépôt? — «Garde le bon dépôt par l'Esprit Saint qui habite en nous» (2 Timothée 1: 14). Partout, en tout temps, la même vérité s'impose: «Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit». 2 «Il convient de noter un fait qui a été observé dans tous les réveils, c'est que dans celui de Genève, comme pour ceux qui ont précédé ou suivi, Dieu s'est servi de tout jeunes gens. Et n'est-ce pas une pensée touchante que, le Seigneur aimant les jeunes, il s'est plu à les honorer ainsi?» (Extrait de: Souvenez-vous de vos conducteurs, page 116). Revenons encore au peuple terrestre, pour trouver dans les temps qui ont suivi ceux des Juges quelques exemples qui nous fortifieront dans cette conviction. Au tout début de son service public, il est dit de David: «Et l'Esprit de l'Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite» (1 Samuel 16: 133). Dans le courant de sa vie, sa prière est celle-ci: «Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu; que ton bon Esprit me conduise dans un pays uni» (Psaumes 143: 10). Et à la fin de sa vie, il reconnaît malgré ses manquements: «l'Esprit de l'Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue» (2 Samuel 23: 2). C'est «par l'Esprit» qu'il a donné le modèle du temple à Salomon son fils (1 Chroniques 28: 11, 12). 3 Le cas de Saül, qui lui aussi a été saisi par l'Esprit et a prophétisé, paraît à première vue surprenant. Il l'est moins quand on considère que dans l'Ancien Testament, l'Esprit de Dieu n'était pas donné et reçu comme une Personne divine, mais comme une puissance divine sur un individu pour un service ou une mission particulière. Ce qui explique que Saül, après d'heureuses dispositions au commencement, ayant manqué gravement à sa mission par désobéissance, cette puissance lui a été retirée (1 Samuel 16: 14). Quand Israël, sous les rois qui ont suivi, se détourne de l'Éternel, celui-ci leur envoie ses paroles «par son Esprit, par les premiers prophètes» (Zacharie 7: 12). Ainsi, quand il parle au roi Asa, nous lisons: «L'Esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d'Oded: et il sortit au-devant d'Asa» (2 Chroniques 15: 1). Quand il parle au roi Josaphat et à son peuple, nous lisons: «Et l'Esprit de l'Éternel vint au milieu de la congrégation, sur Jakhaziel… et il dit…» (2 Chroniques 20: 14). Il en est de même sous le règne de Joas: «L'Esprit de Dieu revêtit Zacharie, fils de Jehoïada, le sacrificateur… et il leur dit: Ainsi dit Dieu…» (2 Chroniques 24: 20). Elie agissait par l'Esprit de l'Éternel en jugement, mais Élisée recevra une double mesure de cet Esprit en grâce. Les temps s'assombrissent toujours plus: Israël est transporté en Assyrie, puis Juda à Babylone. Mais là aussi, Dieu n'agit pas autrement; il le fait par cet agent divin qu'est son Esprit. «Au milieu des captifs, près du fleuve Kebar», Ézéchiel jouira de l'activité de «l'Esprit de l'Éternel» (voir Ézéchiel 2: 2; 3: 12, 14, 24; 8: 3; 11: 1, 24; 43: 5). À Babylone, Dieu suscite un réveil par Esdras et Néhémie, mais que peut faire ce faible résidu remonté à Jérusalem, en dehors de la puissance de cet Esprit? Rien. Alors que ce peuple s'est lassé dans le travail de la maison de Dieu, Aggée vient lui rappeler les bénédictions divines qui sont encore pour lui à ce moment-là: - la présence de Dieu (Aggée 2: 4), - la parole de Dieu (verset 5), - l'Esprit de Dieu (verset 5), - l'espérance (verset 7). Dieu leur dit en quelque sorte: «Mon Esprit demeure au milieu de vous, ne craignez pas». Zacharie, prophétisant dans le même moment, est au diapason d'Aggée pour rapporter les paroles de l'Éternel: «Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel des armées» (Zacharie 4: 6). Et quand la nuit morale revient sur Israël au temps de Malachie, il y a ces croyants fidèles qui craignent l'Éternel, qui parlent l'un à l'autre, qui pensent à son nom. Leur fidélité, qui fait un consolant trait d'union entre les deux Testaments, sera-t-elle encore liée à l'activité de l'Esprit de Dieu? Dans les premiers chapitres de son «premier traité», Luc répond: - «Elisabeth fut remplie de l'Esprit Saint» (1: 41), - «Zacharie… fut rempli de l'Esprit Saint» (verset 67), - «Jean Baptiste «sera rempli de l'Esprit Saint» (verset 15), - «L'Esprit Saint viendra sur toi» (Marie, verset 35), - «L'Esprit Saint était sur lui» (Siméon, 2. 25), - «Il avait été divinement averti par l'Esprit Saint» (verset 26), - «Il vint par l'Esprit dans le temple» (verset 27). Tout ce que la parole de Dieu vient de nous enseigner, en diverses dispensations, circonstances et lieux, nous prouve à l'évidence que Dieu agit toujours par son Esprit. Et cela d'autant plus depuis la Pentecôte, jour où l'Église a reçu la grande bénédiction, le suprême «avantage» de la présence personnelle du Saint Esprit avec elle sur la terre, comme il est aussi dans chaque croyant. - «Les choses profondes de Dieu» sont «révélées» au croyant par son Esprit (1 Corinthiens 2: 9-12), communiquées à d'autres «en paroles enseignées de l'Esprit» (verset 13) et «en démonstration de l'Esprit et de puissance» (verset 4). - «Il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit» (12: 4). À chacun est donnée la manifestation de l'Esprit en vue de l'utilité (verset 7). - «Le seul et même Esprit opère toutes ces choses… comme il lui plaît» (verset 11). - Outre ces «dons de l'Esprit» (14: 12), on priera par l'Esprit et on chantera par l'Esprit (verset 15). - L'action puissante et paisible du Saint Esprit produira l'ordre, l'équilibre entre le culte, l'édification, la marche pratique, l'évangélisation (Actes des Apôtres 9: 31). - On rendra culte par l'Esprit (Philippiens 3: 3). - Le ministère sera celui de l'Esprit (2 Corinthiens 3: 8). - Il agira pour amener des âmes à la vie et pour les conduire dans toute la vérité (Jean 3: 5; 16: 13). Pourtant nous ne saurions trouver là quelque raccourci spectaculaire qui nous dispenserait de la diligence pour lire et méditer la parole de Dieu et nous y soumettre entièrement. D'autre part nous ne sommes pas autorisés à penser que l'action si précieuse, souhaitable et promise de cet Esprit, puisse s'allier avec une agitation ou une exaltation qui n'en serait que la négation ou, ce qui est encore plus grave, la contrefaçon. «Tant il est vrai que, comme Elie, nous préférons le vent impétueux, le tremblement de terre et le feu à la voix douce et subtile de l'Esprit de Dieu qui agit avec plus d'efficacité que ces agents de jugement» (1 Rois 19, voir M.E. 1931, page 132). Aussi: - L'appel de Dieu demeure: «Marchez par l'Esprit» (Galates 5: 16) (littéralement traduit: par le moyen de l'Esprit; en comptant sur lui). - L'enseignement demeure: «Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel». - Mais surtout la promesse est là: «Mon Esprit demeure avec vous: ne craignez pas». En présence de cet appel, irons-nous encore chercher de l'aide dans une autre direction? En présence de cet enseignement, compterons-nous encore sur la force du nombre et sur la puissance des ressources humaines? En présence de cette promesse, serons-nous encore découragés par la faiblesse du nombre et des témoins? Lucien Jouve (1992)
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