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12
Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la
perfection; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai
été saisi par le Christ.
13
Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi;
14
mais [je fais] une¹ chose: oubliant les choses qui sont derrière et
tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but
pour le prix de l’appel céleste² de Dieu dans le christ Jésus.
— ¹ une, une seule. — ² litt.: en haut.
15
Nous tous donc qui sommes parfaits¹, ayons ce sentiment; et si en
quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le
révélera;
— ¹ hommes faits, comme en 1 Cor. 2:6.
16
cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons
dans le même [sentier].
17 ▪
Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur
ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous.
18
Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant
je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ,
19
dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la
gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres.
20
Car notre bourgeoisie¹ est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le
Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur,
— ¹ ou: notre droit de cité, notre
patrie.
21
qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps
de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir
même toutes choses.
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En général les hommes qui sur la terre
réalisent quelque chose d'important sont ceux qu'habite
une seule
passion. Qu'il s'agisse de conquérir l’Everest, d'obtenir un prix
Nobel ou de combattre un envahisseur, il se trouve toujours des hommes
d'action prêts à tout sacrifier pour un grand dessein. Tel était Paul,
depuis que Christ l'avait saisi (comp. Jér. 20. 7
).
Il se savait engagé dans la course chrétienne et, en athlète accompli,
soutenait son effort sans détour ni regard en arrière, ne pensant qu'au
prix final (lire 2 Tim. 4. 7
).
Eh bien, il s’offre à nous servir d’entraîneur, et nous invite à le
suivre dans la même foulée (v. 17)! Oublions comme lui les choses qui
sont derrière: nos succès dont nous tirerions vanité; nos échecs, parce
que nous en serions découragés. Et tendons vers le but
avec effort,
car cette course «tous terrains» n'est certes pas une promenade. Elle
est sérieuse et son enjeu capital.
Avoir ses pensées aux choses
terrestres, quelle inconséquence pour qui a
dans les cieux sa bourgeoisie (ou
citoyenneté) (v. 20). De quoi parlent deux compatriotes qui se
rencontrent à l'étranger? Du pays! Nous aurons toujours un même
sentiment (v. 15) si nous parlons entre chrétiens des joies de la cité
céleste.
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