|
1
— et vous, lorsque vous étiez morts dans
vos fautes et dans vos péchés,
2
(dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde,
selon le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant
dans les fils de la désobéissance;
3
parmi lesquels, nous aussi, nous avons tous conversé autrefois dans les
convoitises de notre chair, accomplissant les volontés¹ de la chair et
des pensées; et nous étions par nature des enfants de colère, comme
aussi les autres.
— ¹ les choses voulues.
4
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont
il nous a aimés,)
5
alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés
ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce),
6 et
nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les
lieux célestes dans le christ Jésus,
7
afin qu’il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa
grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus.
8
Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi¹, et cela ne vient pas de
vous,
— ¹ litt.: car par la grâce vous êtes
sauvés par le moyen de la foi; voir Romains 3:24.
9
c’est le don de Dieu; non pas sur le principe des œuvres, afin que
personne ne se glorifie;
10
car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour
les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous
marchions en elles.
|
En peu de mots, les v. 1 à 3
dépeignent notre tragique condition d'autrefois. Enfants de colère, nous
marchions à la fois selon le monde, selon son
chef et
selon nos coupables convoitises. Mais Dieu est intervenu (v. 4).
«Son grand amour» s'est élevé au-dessus d'une telle misère. Il a
vivifié ces morts. Il les a ressuscités. Plus encore, Il les a fait
asseoir dans son propre ciel, le lieu même où Christ est assis
(v. 6; ch. 1 v. 20
).
Être mort dans ses péchés ou assis dans les lieux célestes, il n'y a
donc pas de position intermédiaire. À chacun de savoir quelle est la
sienne.
Les v. 8 à 10 attestent l'inutilité de
nos œuvres pour le salut et la pleine valeur de celle de Dieu:
«nous sommes son ouvrage». Mais le fait d'être assis dans les
lieux célestes nous dispense-t-il de toute activité sur la terre? Bien
au contraire! Sauvés par la grâce, nous avons été
créés de
nouveau (voir ch. 4 v. 24
),
comme un outil est façonné en vue d'un usage précis: pour les
bonnes
œuvres que ce Dieu de bonté (v. 7) a disposées d'avance sur notre
chemin (Ps. 100. 3; 119. 73
).
Non pas qu'Il ait besoin de notre travail, mais Il veut notre
dévouement. Aussi ne manquons jamais de Lui demander chaque matin:
Seigneur, montre-moi ce que tu as toi-même préparé aujourd'hui pour moi.
Et accorde-moi de l'accomplir avec ton secours (Héb. 13. 21
).
|