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19 ▪
Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à
ce que Christ ait été formé en vous,
20
oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage,
car je suis en perplexité à votre sujet.
21 ▪
Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la
loi?
22
Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et
l’autre de la femme libre¹.
— ¹ voir Genèse 16 et 21.
23
Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui
qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse.
24
Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique: car ce sont
deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et
c’est Agar.
25
Car «Agar» est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de
maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants.
26
Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère.
27
Car il est écrit: «Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point; éclate
[de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant;
car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de
celle qui a un mari» [Ésaïe 54:1].
28
Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse.
29
Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui
qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant.
30
Mais que dit l’écriture? «Chasse la servante et son fils, car le fils
de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre» [Genèse
21:10].
31
Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la
femme libre.
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L'apôtre est plein d'angoisse et de
perplexité. Son patient travail est-il anéanti (v. 11
)?
Il se voit contraint de reprendre avec les Galates les premiers
rudiments de l'évangile. Profitons-en pour les réapprendre avec eux. Car
si Paul déplore de ne pouvoir enseigner de vive voix ses enfants
spirituels (v. 20), nous en comprenons le motif: Dieu voulait
nous
donner cette lettre.
Pourtant, direz-vous, nous ne courons
guère aujourd'hui le danger de nous replacer sous la loi. C'est mal nous
connaître! Chaque fois que nous nous complaisons dans notre conduite
avec l'impression que Dieu nous doit quelque chose, ce n'est ni
plus ni moins que du légalisme. Chaque fois que nous prenons une
résolution sans compter sur le Seigneur, chaque fois que nous nous
comparons aux autres à notre avantage, nous montrons cet esprit de
propre justice, ennemi déclaré de la grâce (comp. v. 29). Pour
illustrer cette inimitié, Paul évoque les deux fils d'Abraham. Isaac,
fils de la promesse, est seul à pouvoir hériter. Ismaël, enfant
selon la chair, issu d'Agar
l'esclave, n'a
aucun droit
aux richesses et aux bénédictions paternelles. Appartenons-nous tous à
la Jérusalem d'en haut? Avec Abraham, Isaac, Jacob, sommes-nous
«cohéritiers de la même promesse»: la Cité céleste (v. 26; Héb.
11. 9, 10, 16
)?
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