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32 ▪
Et comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon.
qu’ils contraignirent de porter sa croix.
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Et étant arrivés au lieu appelé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne,
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ils lui donnèrent à boire du vinaigre¹ mêlé de fiel; et l’ayant goûté,
il n’en voulut pas boire.
— ¹ La boisson des soldats romains était
du vin aigri.
35
Et l’ayant crucifié, ils partagèrent ses vêtements, en tirant au sort¹;
— ¹ voir Psaume 22:18.
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et s’étant assis, ils veillaient là sur lui.
37
Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite: Celui-ci
est Jésus, le roi des Juifs.
38
Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à la droite, et un à la
gauche.
39 ▪
Et ceux qui passaient par là l’injuriaient, hochant la tête, et disant:
40
Toi qui détruis le temple¹ et qui le bâtis en trois jours, sauve-toi
toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix.
— ¹ la maison même.
41
Et pareillement aussi les principaux sacrificateurs avec les scribes et
les anciens, se moquant disaient:
42
Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même; s’il est le roi
d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en
lui.
43
Il s’est confié en Dieu; qu’il le délivre maintenant, s’il tient à
lui¹; car il a dit: Je suis fils de Dieu.
— ¹ litt.: s’il le veut. Voir Psaume
22:8.
44
Et les brigands aussi qui avaient été crucifiés avec lui l’insultaient
de la même manière.
45 ▪
Mais, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays¹,
jusqu’à la neuvième heure.
— ¹ ou: sur toute la terre.
46
Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant: Éli,
Éli, lama sabachthani? c’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi
m’as-tu abandonné?¹
— ¹ voir Psaume 22:1.
47
Et quelques-uns de ceux qui se tenaient là, ayant entendu [cela],
disaient: Il appelle Élie, celui-ci!
48
Et aussitôt l’un d’entre eux courut et prit une éponge, et l’ayant
remplie de vinaigre, la mit au bout d’un roseau, et lui donna à boire.
49
Mais les autres disaient: Laisse, voyons si Élie vient pour le sauver.
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Jésus est conduit du prétoire au
Calvaire. Simon de Cyrène est contraint de porter Sa croix. Mais Lui va
se charger volontairement d'un fardeau incomparablement lourd:
celui du péché, que nul n'a pu prendre à sa place. Il est crucifié entre
deux malfaiteurs. «Son accusation écrite», au-dessus de la croix accuse
en réalité un peuple qui crucifie son Roi. Ce récit nous est donné
brièvement, sans les détails que des hommes n'auraient manqué d'y
ajouter pour émouvoir les sentiments. Cependant, à travers le sobre
langage de l'Esprit, nous comprenons qu'aucune forme de souffrance n'a
été épargnée au bien-aimé Sauveur. Souffrances physiques, mais avant
tout indicibles blessures morales. Les moqueurs sont là:
ils
provoquent Jésus en le mettant au défi de se sauver lui-même (v.
40). (Mais s'il demeure sur la croix, n'est-ce pas précisément pour
sauver les autres?)
Ils provoquent Dieu en mettant en
doute son amour pour Christ qui ressent infiniment cet outrage (v. 43;
Ps. 69. 9
).
Toutefois la souffrance des souffrances pour lui, c'est l'abandon
des trois heures. Alors Dieu détourna sa face, quand Jésus fut fait
malédiction, expiant mes péchés et les vôtres, et que «son cœur infini,
sous ce poids d'un moment, porta l'éternité de notre châtiment».
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