|
1 ▪
Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le
christ Jésus;
2
car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la
loi du péché et de la mort;
3
car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la
chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de
péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair,
4
afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne
marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit.
5
Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la
chair; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit;
6
Car la pensée de la chair est [la] mort; mais la pensée de l’Esprit, vie
et paix;
7 —
parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se
soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas.
8 Et
ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu.
9
Or, vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit¹, si du moins
[l’]Esprit de Dieu habite en vous; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit
de Christ, celui-là n’est pas de lui.
— ¹ l’Esprit lui-même, et l’état du
croyant sont souvent trop intimement liés dans ces versets 1 à 11, pour
faire la différence entre Esprit et esprit, et les séparer l’un de
l’autre; voir aussi verset 15, et la note à 1:4.
10
Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché,
mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice.
11
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite
en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera
vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
|
Une paix merveilleuse succède aux
tourments du ch. 7. Coupable, j'ai appris qu'il n'y a plus
maintenant de condamnation pour moi: je suis dans le Christ Jésus, place
de sécurité parfaite. «Misérable homme», sans force pour
accomplir le bien, j'ai découvert une puissance appelée: «la loi
de l'Esprit de vie», qui m'affranchit enfin de «la loi du péché»,
c'est-à-dire de sa domination. Telles sont les deux grandes vérités que
je saisis par la foi.
Le plus habile sculpteur disposant du
meilleur outil, ne pourra rien ciseler dans un bois vermoulu. Dieu est
ce bon ouvrier et la loi ce bon outil (ch. 7 v. 12
).
Mais celle-ci a été rendue faible et inefficace par notre «chair» rongée
par le péché (v. 3, 7). Nous étions «dans la chair» (v. 9),
obligés d'agir «selon» sa volonté. Désormais nous sommes
dans
le Christ Jésus, marchant «selon l'Esprit» (v. 4).
Il est vrai que, si nous ne sommes
plus «dans la chair», la chair est encore
en nous.
Seulement, après que nous avons cru, l'Esprit de Dieu est venu Lui-même
habiter en nous comme le véritable maître de maison. La chair, «le vieil
homme», ancien propriétaire, n'est plus présent que comme un locataire
indésirable, enfermé dans une chambre. Il n'a plus aucun droit… mais il
faut que je veille à ne pas lui ouvrir la porte.
|