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15 ▪
Quoi donc! pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous [la] loi,
mais sous [la] grâce? — Qu’ainsi n’advienne!
16
Ne savez-vous pas qu’à quiconque vous vous livrez vous-mêmes comme
esclaves pour obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez,
soit du péché pour [la] mort, soit de l’obéissance pour [la] justice.
17
Or grâces à Dieu de ce que vous étiez esclaves du péché, mais de ce que
[ensuite] vous avez obéi de cœur à la forme de doctrine dans laquelle
vous avez été instruits.
18
Mais ayant été affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice
19
(je parle à la façon des hommes, à cause de l’infirmité de votre chair).
Car ainsi que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et
à l’iniquité¹ pour l’iniquité¹, ainsi livrez maintenant vos membres
comme esclaves à la justice pour la sainteté.
— ¹ état ou marche sans loi, sans frein.
20
Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de
la justice.
21
Quel fruit donc aviez-vous alors des choses dont maintenant vous avez
honte? car la fin de ces choses est la mort.
22 —
Mais maintenant, ayant été affranchis du péché et asservis à Dieu, vous
avez votre fruit dans la sainteté et pour fin la vie éternelle.
23
Car les gages du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu,
c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur.
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Il n'est rien dont l'homme fasse plus
de cas que de sa liberté. Or celle-ci est une complète
illusion. «La libre volonté n'est que l'esclavage du diable»
(J.N.D.). Toutefois l'homme ne s'en rend compte qu'après sa conversion.
C'est seulement en cherchant à s'envoler que l'oiseau captif expérimente
qu'on lui a rogné les ailes. «Quiconque pratique le péché est
esclave
du péché», enseignait le Seigneur Jésus. Mais Il ajoutait: «Si le
Fils vous affranchit, vous serez réellement libres» (Jean 8 v.
34, 36
).
Libres,… non pas de faire notre propre volonté: ce serait nous replacer
sous le même esclavage! Qu'il nous suffise:
- d'avoir «dans le temps déjà
écoulé» accompli la volonté de l'homme pécheur (et pour quel fruit? v.
21; 1 Pier. 4. 3
);
- d'avoir
travaillé pour Satan l'imposteur dans un marché de dupe,
moyennant un tragique salaire: la mort, que Christ a subie à
notre place (v. 23).
Non! Si nous sommes libres, c'est pour servir Dieu
et lui obéir de cœur (v. 17; 2 Cor. 10. 5
).
Tel ce jeune esclave, racheté un jour à un maître cruel par un voyageur
qui avait eu pitié de lui; au lieu d'aller vivre sa vie, il demanda à ne
pas quitter son bienfaiteur; tout son désir était de le servir
dorénavant.
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