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1 ▪
Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés:
2
car, du jugement dont vous jugerez, vous serez jugés; et de la mesure
dont vous mesurerez, il vous sera mesuré.
3 Et
pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l’œil de ton frère, et tu ne
t’aperçois pas de la poutre qui est dans ton œil?
4 Ou
comment dis-tu à ton frère: Permets, j’ôterai le fétu de ton œil; et
voici, la poutre est dans ton œil?
5
Hypocrite, ôte premièrement de ton œil la poutre, et alors tu verras
clair pour ôter le fétu de l’œil de ton frère.
6 ▪
Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant
les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se
retournant, ils ne vous déchirent.
7 ▪
Demandez, et il vous sera donné; cherchez, et vous trouverez; heurtez,
et il vous sera ouvert;
8
car quiconque demande, reçoit; et celui qui cherche, trouve; et à
celui qui heurte, il sera ouvert.
9 Ou
quel est l’homme d’entre vous, qui, si son fils lui demande un pain, lui
donne une pierre,
10
et s’il demande un poisson, lui donne un serpent?
11
Si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des
choses bonnes, combien plus votre Père qui est dans les cieux
donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent!
12
Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent,
faites-les-leur, vous aussi, de même; car c’est là la loi et les
prophètes.
13 ▪
Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieux le
chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par
elle;
14
car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et
peu nombreux sont ceux qui le trouvent.
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Les v. 1 à 6 et v. 12 placent devant
nous les motifs qui doivent régler nos rapports avec les hommes,
nos frères. Pour tenter d'apporter des solutions à ce problème, de
grands penseurs de toutes les civilisations ont rempli des bibliothèques
entières de leurs doctrines sociales, politiques, morales, ou
religieuses. Au Seigneur, il suffit d'un petit verset pour exprimer et
contenir Sa solution, divinement
sage, parfaite et
définitive: «Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes
vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même» (comp. Rom. 13. 10
).
Règle d'or, que nous avons chaque jour mainte occasion de mettre en
pratique. Apprenons à nous mettre toujours à la place de ceux à qui nous
avons affaire.
Les v. 13 et 14 nous rappellent que
s'il y a deux maîtres, il existe aussi deux chemins, deux
portes. Le chemin
large est celui du
grand nombre. Et
cela en dépit d'un poteau indicateur de nature à faire trembler: par ici
«la perdition» (v. 13)! En revanche, peu nombreux sont ceux qui
trouvent (parce que peu nombreux ceux qui
cherchent — voir
v. 7) le chemin qui mène à la Vie. «Étroite est la porte». On n'y
pénètre qu'après avoir abandonné les bagages du
moi et de
la propre justice ainsi que les fardeaux dont nos vies sont souvent
encombrées.
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