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1 ▪
Et il arriva, lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, qu’il dit à
ses disciples:
2
Vous savez que la Pâque est dans¹ deux
jours, et le fils de l’homme est livré pour être crucifié.
— ¹ litt.: après.
3
Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple
s’assemblèrent dans le palais¹ du
souverain sacrificateur, appelé Caïphe,
— ¹ ou: la cour.
4 et
tinrent conseil ensemble pour se saisir de Jésus par ruse et le faire
mourir;
5
mais ils disaient: Non pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de
tumulte parmi le peuple.
6 ▪
Et comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux,
7
une femme, ayant un vase d’albâtre [plein] d’un parfum de grand prix,
vint à lui et le répandit sur sa tête comme il était à table.
8 Et
les disciples, le voyant, en furent indignés, disant: À quoi bon cette
perte?
9
Car ce [parfum] aurait pu être vendu pour une forte somme, et être donné
aux pauvres.
10
Et Jésus, le sachant, leur dit: Pourquoi donnez-vous du déplaisir à
cette femme? car elle a fait une bonne œuvre envers moi;
11
car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez
pas toujours;
12
car cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l’a fait pour ma
sépulture¹.
— ¹ ou, selon l’emploi du mot dans
les Septante: embaumement; comparer Genèse 50:2, 3.
13
En vérité, je vous dis: En quelque lieu que cet évangile soit prêché
dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en
mémoire d’elle.
14 ▪
Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, s’en alla vers les
principaux sacrificateurs,
15
et dit: Que voulez-vous me donner, et moi, je vous le livrerai? Et ils
lui comptèrent trente pièces d’argent.
16
Et dès lors, il cherchait une bonne occasion pour le livrer.
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Le Seigneur a terminé ses
enseignements. Maintenant les derniers événements vont s'accomplir.
Pendant qu'à Jérusalem se trame le conseil des méchants (v. 3 à
5), une scène bien différente se déroule à Béthanie. Rejeté et
haï par les grands de son peuple, Jésus trouve parmi d'humbles fidèles
l'accueil, l'amour et, nous pouvons bien dire, l'adoration qui
lui reviennent. N'ayant plus place dans le temple, il est reçu
dans la maison de Simon le lépreux. La royauté lui a été refusée,
mais un parfum de grand prix est répandu sur sa tête, figure de
l'onction royale. Cette femme discerne et honore le Messie d'Israël.
«Pendant que le roi est à table, mon nard exhale son odeur»
(Cant. 1. 12
).
Le Seigneur est seul à comprendre et à apprécier son acte. Mais
qu'importe! Du moment que Lui y trouve du plaisir, personne n'a le droit
de donner du déplaisir à cette femme. De nouveau nous passons avec le v.
14 à une scène de ténèbres. Le traître Judas qui venait de respirer lui
aussi l'odeur du parfum, accomplit son forfait et reçoit son salaire:
trente pièces d'argent, le prix d'un
esclave. Mais le
prophète Zacharie l'appelle, et non sans ironie, un prix
magnifique,
parce que c'est celui auquel le Fils de Dieu devait être estimé (Zach.
11. 13
).
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