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57
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Et il arriva, comme ils allaient par le
chemin, qu’un certain homme lui dit:
Seigneur, je te suivrai où que tu ailles.
58
Et Jésus lui dit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel
ont des demeures; mais le fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.
59
Et il dit à un autre: Suis-moi; — et il dit: Seigneur, permets-moi
d’aller premièrement ensevelir mon père.
60
Et Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; mais toi, va
et annonce le royaume de Dieu.
61
Et un autre aussi dit: Je te suivrai, Seigneur; mais permets-moi de
prendre premièrement congé de ceux qui sont dans ma maison.
62
Et Jésus lui dit: Nul qui a mis la main à la charrue et qui regarde en
arrière, n’est propre pour le royaume de Dieu.
Chapitre 10
1 ▪
Or après ces choses, le Seigneur en désigna aussi soixante-dix autres,
et les envoya deux à deux devant sa face dans toutes les villes et dans
tous les lieux où il devait lui même aller.
2 Il
leur disait donc: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers:
suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des
ouvriers dans sa moisson.
3
Allez; voici, moi je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
4 Ne
portez ni bourse, ni sac, ni sandales; et ne saluez personne en chemin.
5
Mais, dans quelque maison que vous entriez, dites premièrement: Paix
sur cette maison!
6 Et
si un fils de paix est là, votre paix reposera sur elle¹, sinon elle
retournera sur vous.
— ¹ ou: sur lui.
7 Et
demeurez dans la même maison, mangeant et buvant de ce qui [vous sera
offert] de leur part; car l’ouvrier est digne de son salaire. Ne passez
pas de maison en maison.
8 Et
dans quelque ville que vous entriez et qu’on vous reçoive, mangez de ce
qui sera mis devant vous,
9 et
guérissez les infirmes qui y seront, et dites-leur: Le royaume de Dieu
s’est approché de vous.
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Il est facile de déclarer: «Seigneur,
je te suivrai où que tu ailles» (v. 57). Mais Jésus n'a pas caché ce que
cela comporte de Le suivre (voir v. 23
).
Or les plus grands obstacles ne sont pas dans le chemin mais
dans
notre cœur; et pour nous aider à les y découvrir, le Seigneur passe
en revue ses recoins les plus secrets. L'amour de nos aises (v. 58),
telle ou telle convenance, affection ou habitude (v. 59, 61) prendraient
vite le pas sur l'obéissance que nous devons à Christ et nous
conduiraient ensuite inévitablement à des regrets, à des regards en
arrière et peut-être même à un humiliant abandon final.
Au ch. 10, Jésus met à part 70
ouvriers qu'Il pousse Lui-même dans sa moisson. Il leur donne ses
instructions et les envoie «comme des agneaux au milieu des loups» (v.
3). Car ils ont à manifester les caractères d'humilité et de douceur de
Celui qui était l'Agneau au milieu des mêmes loups.
Il y a peu d'ouvriers aujourd'hui
comme alors. Supplions donc le Seigneur de la grande moisson (2 Thess.
3. 1
).
Lui se chargera de désigner, de former et d'envoyer de nouveaux
serviteurs; toutefois pour pouvoir le demander avec ferveur et droiture,
il faut être prêt à accepter d'y être poussé soi-même.
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