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Et un des chefs [du peuple] l’interrogea, disant: Bon maître, que
faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle?
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Et Jésus lui dit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Nul n’est bon, sinon un
[seul], Dieu.
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Tu sais les commandements: Ne commets point adultère; ne tue point;
ne dérobe point; ne dis point de faux témoignage; honore ton père et
ta mère.
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Et il dit: J’ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse.
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Et quand Jésus eut entendu cela, il lui dit: Une¹ chose te manque
encore: vends tout ce que tu as, et distribue-le aux pauvres, et tu
auras un trésor dans les cieux; et viens, suis-moi.
— ¹ Une seule.
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Et lui, ayant entendu ces choses, devint fort triste; car il était
extrêmement riche.
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Et Jésus, voyant qu’il était devenu fort triste, dit: Combien
difficilement ceux qui ont des biens entreront-ils dans le royaume de
Dieu!
25
Car il est plus facile qu’un chameau entre par un trou d’aiguille, qu’un
riche n’entre dans le royaume de Dieu.
26
Et ceux qui entendirent cela, dirent: Et qui peut être sauvé?
27
Et il dit: Les choses qui sont impossibles aux hommes, sont possibles à
Dieu.
28
Et Pierre dit: Voici, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi.
29
Et il leur dit. En vérité, je vous dis, qu’il n’y a personne qui ait
quitté maison, ou parents, ou frères, ou femme, ou enfants, pour l’amour
du royaume de Dieu,
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qui ne reçoive beaucoup plus en ce temps-ci, et, dans le siècle qui
vient, la vie éternelle.
31 ▪
Et prenant à lui les douze, il leur dit: Voici, nous montons à
Jérusalem, et toutes les choses qui sont écrites par les prophètes
touchant le fils de l’homme seront accomplies:
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car il sera livré aux nations; on se moquera de lui, et on l’injuriera,
et on crachera contre lui;
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et après qu’ils l’auront fouetté, ils le mettront à mort; et le
troisième jour il ressuscitera.
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Et ils ne comprirent rien de ces choses; et cette parole leur était
cachée, et ils ne comprirent¹ pas les choses qui étaient dites.
— ¹ litt.: connurent.
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En présence de ce chef du peuple,
apparemment doué des plus nobles qualités, tout autre que Jésus n'aurait
pas manqué de se dire: voilà quelqu'un qui va me faire honneur, un
disciple de choix qu'il faut chercher à retenir. Mais c'est au
cœur
que Dieu regarde (1 Sam. 16. 7
),
et le Seigneur va sonder celui de cet homme.
«Que faut-il que j'aie
fait?» a
été sa question. Sur ce terrain, Jésus ne peut que lui rappeler la loi.
Mais pourquoi aurait-il dérobé? Il était riche; tué ou porté un faux
témoignage? Il avait une réputation à ménager; manqué d'honneur à ses
parents qui lui avaient laissé probablement un bel héritage? En réalité,
il enfreint le premier commandement puisque son dieu ce sont ses
richesses (Ex. 20. 3
).
La tristesse de cet homme, qui humainement possédait tout pour
être heureux: situation en vue, immense fortune et la jeunesse
pour en jouir, prouve à ceux qui envient de tels avantages, que
rien
de tout cela ne donne le bonheur. Au contraire, si le cœur s'y
attache, ce sont des entraves pour suivre Jésus et avoir part à
la vie éternelle. Lui-même allait accomplir l'œuvre qui nous y donne
accès. Dans ces v. 32 et 33, il nous faut méditer chaque expression en
nous disant: Jésus a souffert ainsi pour moi.
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