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1 ▪
Car ce Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut¹, qui
alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et
qui le bénit,
— ¹ voir Luc 1:32.
2
auquel aussi Abraham donna pour part la dîme de tout¹, premièrement,
étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem,
c’est-à-dire roi de paix;
— ¹ voir Genèse 14:18-20.
3
sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours,
ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à
perpétuité.
4
Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une
dîme du butin, lui le patriarche.
5 Et
ceux d’entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont bien un
commandement de dîmer le peuple selon la loi, c’est-à-dire leurs frères,
bien qu’ils soient sortis des reins d’Abraham;
6
mais celui qui ne tire pas généalogiquement son origine d’eux, a dîmé
Abraham et a béni celui qui avait les promesses.
7
Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus
excellent.
8 Et
ici, des hommes qui meurent reçoivent des dîmes; mais là, celui de qui
il est rendu témoignage qu’il vit;
9
et, pour ainsi dire, Lévi même, qui reçoit des dîmes, a été dîmé en
Abraham,
10
car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédec alla
au-devant de lui.
11 ▪
Si donc la perfection était¹ par la sacrificature lévitique, (car c’est
en relation avec elle² que le peuple a reçu sa loi,) quel besoin
était-il encore qu’un autre sacrificateur se levât selon l’ordre de
Melchisédec et qui ne fût pas nommé selon l’ordre d’Aaron?
— ¹ ou: Si donc il y avait perfection. —
² ou: car c’est sur ce fondement.
12
Car la sacrificature étant changée, il y a aussi par nécessité un
changement de loi.
13
Car celui à l’égard duquel ces choses sont dites appartient à une autre
tribu, dont personne n’a été attaché¹ à l’autel;
— ¹ ou: n’a été affecté au service de.
14
car il est évident que notre Seigneur a surgi¹ de Juda, tribu à l’égard
de laquelle Moïse n’a rien dit concernant des sacrificateurs.
— ¹ ou: s’est levé; les Septante
rendaient le «Germe» de Jérémie 23:5; Zacharie 3:8, etc., par: lever
[du soleil], ou orient, lever d’un astre: voir Luc 1:78.
15
Et cela est encore bien plus évident, si, à la ressemblance de
Melchisédec, un autre sacrificateur se lève,
16
qui n’a pas été établi selon la loi d’un commandement charnel, mais
selon la puissance d’une vie impérissable.
17
Car [ce] témoignage [lui] est rendu: «Tu es sacrificateur pour
l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec»
[Psaume 110:4].
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L'auteur de l'épître avait beaucoup de
choses à dire au sujet de Melchisédec (ch. 5 v. 10, 11
).
Ce mystérieux personnage traverse l'histoire d'Abraham (Gen. 14
),
agissant comme médiateur, bénissant Abraham de la part du Dieu
Très-haut, puis bénissant ce Dieu Très-haut au nom du patriarche. En
revanche tout ce qui concerne sa personne et ses origines est laissé dans
l'ombre. Et nous comprenons pourquoi. Ce qui intéresse l'Esprit de Dieu,
ce n'est pas l'homme ici, mais son office. Roi et sacrificateur,
Melchisédec est un «type» du Seigneur Jésus quand il règnera en justice
et sera sacrificateur sur son trône. La sacrificature selon l'ordre de
Melchisédec est en tous points supérieure à celle d'Aaron.
- 1°
Son titulaire est plus excellent qu'Abraham, puisque ce patriarche a
donné la dîme à Melchisédec et a été béni par lui.
- 2°
Antérieure à l'histoire d'Israël, elle ne s'exerce pas seulement au
bénéfice de ce peuple, mais de tout croyant.
- 3°
Elle est enfin intransmissible, puisque celui qui en a la charge est
toujours vivant (Rom. 8. 34
).
Beaucoup de personnes dans la
chrétienté croient nécessaire de recourir à des intermédiaires, prêtres
ou «saints». Cette épître leur apprend que Dieu nous a donné un seul
souverain sacrificateur, ou médiateur, parfait et suffisant pour
l'éternité (ch. 10 v. 21, 22
).
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