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10
Car il convenait pour lui, à cause de qui sont toutes choses et par qui
sont toutes choses, que, amenant plusieurs fils à la gloire, il
consommât¹ le chef de leur salut par des souffrances².
— ¹ consommer, ou rendre parfait, dans
l’épître aux Hébreux, c’est faire tout ce qui est nécessaire pour rendre
propre à remplir un office. — ² passion, au verset 9.
11
Car, et celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’un;
c’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères,
12
disant: «J’annoncerai ton nom à mes frères; au milieu de l’assemblée
je chanterai tes louanges» [Psaume 22:22].
13
Et encore: «Moi, je me confierai en lui»
[Ésaïe 8:17]. Et encore: «Me voici, moi, et les enfants que
Dieu m’a donnés» [Ésaïe 8:18].
14
Donc puisque les enfants ont eu part¹ au sang et à la chair, lui aussi
semblablement y a participé, afin que, par la mort, il rendît impuissant
celui qui avait le pouvoir² de la mort, c’est-à-dire le diable;
— ¹ ont été placés et sont dans cette
condition comme leur commun lot. — ² plus litt.: la force.
15
et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient,
pendant toute leur vie, assujettis à la servitude.
16
Car, certes, il ne prend pas les anges, mais il prend¹ la semence
d’Abraham.
— ¹ dans le sens de: prendre la cause
d’une personne pour lui venir en aide, litt.: la délivrer (voir Jérémie
31:32).
17
C’est pourquoi il dut¹, en toutes choses, être rendu semblable à ses
frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain
sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire
propitiation pour les péchés du peuple.
— ¹ lorsqu’il devint homme: c’est
historique.
18
Car, en ce qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de
secourir ceux qui sont tentés.
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Il convenait pour Dieu… de consommer
par des souffrances le chef de notre salut (v. 10). «Il plut à l'Éternel
de le meurtrir; il l'a soumis à la souffrance», dit par ailleurs Ésaïe
(ch. 53 v. 10
).
Et dans quel but? Afin d'amener plusieurs fils à la gloire. «S'il
livre son âme en sacrifice pour le péché, Il verra une descendance»,
— ajoute aussi le prophète. Ces enfants que Dieu a donnés à Christ pour
être ses compagnons dans la gloire, ce sont ses chers rachetés. «Il n'a
pas honte de les appeler frères» (v. 11). Mais pour pouvoir prendre en
main leur cause, Il devait leur être rendu semblable, devenir
véritablement un homme (v. 14). Et notre chapitre nous donne de ce grand
mystère plusieurs motifs d'un prix infini: Jésus est venu dans notre
nature pour glorifier Dieu en recommençant notre histoire et lui
permettre de réaliser ses plans à l'égard de l'homme. — Il a pris un
corps pour pouvoir mourir et ainsi remporter la victoire sur le prince
de la mort dans sa propre forteresse. — Enfin, Jésus a revêtu
notre humanité pour entrer plus parfaitement dans nos peines et les
comprendre avec un cœur humain. Sa propre expérience de la souffrance
lui permet de sympathiser pleinement à nos épreuves comme un
sacrificateur fidèle et miséricordieux. Quelle consolation pour tous les
affligés!
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