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Or, quelques jours s'étant écoulés le roi
Agrippa¹ et Bérénice vinrent à Césarée
pour saluer Festus.
— ¹ Agrippa II et sa sœur Bérénice, fils
et fille de Hérode Agrippa 1er du ch.12.
14 Et comme ils séjournaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi
l'affaire de Paul, disant: Un certain homme a été laissé[ici]
prisonnier par Félix,
15 au sujet duquel, lorsque j'étais à Jérusalem, les principaux
sacrificateurs et les anciens des Juifs ont porté plainte, sollicitant
une sentence contre lui:
16 mais je leur ai répondu que ce n'est pas la coutume des Romains de
livrer quelqu'un avant que l'accusé ait ses accusateurs devant lui et
qu'il ait l'occasion de se défendre de ce dont il est accusé.
17 Quand donc ils furent venus ici, sans aucun délai, le jour suivant,
m'étant assis sur le tribunal, j'ordonnai que cet homme fût amené;
18 au sujet duquel les accusateurs, se tenant là, n'avancèrent aucune
charge relativement aux choses que moi je supposais;
19 mais ils avaient contre lui quelques questions touchant leur culte
religieux et touchant un certain Jésus mort, que Paul affirmait être
vivant.
20 Et comme moi j'étais dans l'embarras pour procéder à une information
sur ces choses, je demandai [à cet homme] s'il voulait aller à Jérusalem
pour y être jugé quant à ces choses.
21
Mais Paul, en ayant appelé, [demandant] à être réservé au jugement
d'Auguste¹, je donnai ordre qu'il fût gardé jusqu'à ce que je
l'envoyasse à César¹.
— ¹ Auguste, César: titres de l’empereur
romain, qui était alors Néron.
22 Et Agrippa [dit] à Festus: Je voudrais bien moi-même
aussi entendre cet homme. Demain, dit-il, tu l'entendras.
23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice étant venus en grande pompe,
et étant entrés dans la salle d'audience avec les chiliarques et les
principaux de la ville, Paul, sur l'ordre de Festus, fut amené.
24 Et Festus dit: Roi Agrippa, et vous tous qui êtes ici
présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet duquel toute la
multitude des Juifs m'a sollicité, tant à Jérusalem qu'ici, s'écriant
qu'il ne devait plus vivre.
25 Mais moi, ayant trouvé qu'il n'avait rien fait qui fût digne de mort,
et cet homme lui-même en ayant appelé à Auguste, j'ai résolu de
l'envoyer.
26
Mais je n'ai rien de certain à écrire à l'empereur¹ à son sujet, c'est
pourquoi je l'ai amené devant vous, et principalement devant toi, roi
Agrippa, en sorte qu'après avoir procédé à un interrogatoire, j'aie
quelque chose à écrire;
— ¹ litt.: au seigneur.
27 car il me semble déraisonnable d'envoyer un prisonnier sans indiquer
en même temps les choses qui sont mises à sa charge.
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Agrippa,
Bérénice (ainsi que Drusille, femme de Félix: ch. 24 v. 24
) étaient les enfants d'Hérode III (ch. 12 v. 1
) et constituaient la quatrième génération de cette dynastie
criminelle. La visite de courtoisie qu'ils rendent au nouveau gouverneur
va être pour celui-ci l'occasion de se renseigner sur son étrange
prisonnier. On sent, à la manière dont Festus résume l'affaire, le peu
d'intérêt que présentent pour lui ces questions religieuses. Il s'agit
d'«un certain Jésus mort…» (v. 19). Christ n'est rien de plus pour des
multitudes aujourd'hui. Mais Paul affirmait qu'Il était
vivant et
c'était bien en effet ce qui faisait toute la différence.
L'apôtre est donc introduit au milieu
de cette cour réunie «en grande pompe». Selon la parole du Seigneur à
Ananias, il devait être «un vase d'élection» pour porter son nom
devant les rois (ch. 9 v. 15
).
Mais il était l'ambassadeur d'un Roi combien plus grand que ceux devant
lesquels il était appelé à comparaître, «un ambassadeur lié de chaînes»,
ainsi qu'il se nomme ailleurs, toutefois usant de hardiesse pour parler
de son Seigneur car la parole de Dieu n'était pas liée (Éph. 6. 20; 2
Tim. 2. 9
).
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