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1 ▪
Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre; et, dans l’une et
dans l’autre, je réveille votre pure intelligence en rappelant [ces
choses] à votre mémoire,
2
afin que vous vous souveniez des paroles qui ont été dites à l’avance
par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur par
vos apôtres,
3
sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours des moqueurs viendront,
marchant dans la moquerie selon leurs propres convoitises
4 et
disant: Où est la promesse de sa venue? car, depuis que les pères se
sont endormis, toutes choses demeurent au même état dès le commencement
de la création.
5
Car ils ignorent volontairement ceci, que, par la parole de Dieu, des
cieux subsistaient jadis, et une terre [tirée] des eaux¹ et subsistant
au milieu des eaux¹,
— ¹ litt.: de l’eau.
6
par lesquelles le monde d’alors fut détruit, étant submergé par de
l’eau¹.
— ¹ le déluge; Genèse 7 et 8.
7
Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole
pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des
hommes impies.
8
Mais n’ignorez pas cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant
le *Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour.
9 Le
*Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse, comme
quelques-uns estiment qu’il y a du retardement; mais il est patient
envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à
la repentance.
10
Or le jour du *Seigneur viendra comme un voleur; et, dans ce jour-là,
les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés
seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront
brûlées entièrement.
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Pierre ne craint pas les répétitions.
Il ne se lasse pas de rappeler les mêmes vérités à la mémoire des
enfants de Dieu (v. 1; ch. 1 v. 12, 13; Phil. 3. 1; Jude 17
).
Ne nous lassons pas pour notre part de les relire et de les méditer.
Pour la 3ème fois, l'exemple du déluge revient sous la plume
de l'apôtre. En contraste avec ceux qui ignorent
volontairement
tout avertissement (Éph. 4. 18
),
les bien-aimés du Seigneur ne doivent pas ignorer ses intentions. La
«fin du monde», que beaucoup évoquent soit avec effroi soit avec
légèreté, n'interviendra qu'au moment choisi par Lui. Le ciel et la
terre «de maintenant» seront alors détruits. Seule la patience de Dieu,
qui a en vue le salut des pécheurs, a jusqu'ici suspendu le jugement. Il
ne veut pas qu'aucun périsse (Éz. 33. 11
).
Et cette patience s'exerce même en faveur des moqueurs qui la contestent
et l'outragent. Mais l'humanité est engagée dans un «compte à rebours»
implacable. Un instant viendra qui sera le dernier, où les promesses si
souvent entendues se changeront soudain en réalités. Les événements
auront fini par donner raison à l'espérance des enfants de Dieu, pour la
confusion des moqueurs et des impies. Alors il sera trop tard pour
«venir à la repentance» (fin du v. 9). C’est maintenant qu’il faut le
faire.
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