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1 ▪
Et moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes
spirituels, mais comme à des hommes charnels¹, comme à de petits enfants
en Christ.
— ¹ ici: composés de chair (différent de
charnels = assujettis à la chair du verset 3).
2 Je
vous ai donné du lait à boire, non pas de la viande¹, car vous ne
pouviez pas encore [la supporter], et même maintenant encore vous ne le
pouvez pas, car vous êtes encore charnels.
— ¹ de la nourriture solide.
3
Car, puisqu’il y a parmi vous de l’envie et des querelles, n’êtes-vous
pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes?
4
Car quand l’un dit: Moi, je suis de Paul; et l’autre: moi, je suis
d’Apollos, n’êtes-vous pas des hommes?
5
Qui donc est Apollos, et qui Paul? Des serviteurs par lesquels vous
avez cru, et comme le Seigneur a donné à chacun d’eux.
6
Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé; mais Dieu a donné l’accroissement.
7 De
sorte que ni celui qui plante n’est rien, ni celui qui arrose, mais Dieu
qui donne l’accroissement.
8 Or
celui qui plante et celui qui arrose sont un; mais chacun recevra sa
propre récompense selon son propre travail.
9
Car nous sommes collaborateurs de Dieu; vous êtes le labourage de Dieu,
l’édifice de Dieu.
10
Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte,
j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus; mais que chacun
considère comment il édifie dessus.
11
Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé,
lequel est Jésus Christ.
12
Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des
pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume,
13
l’ouvrage¹ de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera
connaître, parce qu’il est révélé en feu; et quel est l’ouvrage de
chacun, le feu l’éprouvera.
— ¹ le travail aussi bien que le résultat
du travail, ici et versets 14-15.
14
Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra
une récompense;
15
si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une
perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu.
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Absorbés par leurs divisions, les
Corinthiens n'avaient fait aucun progrès. Ils ressemblaient à de mauvais
écoliers se disputant à qui a le maître le plus savant ou la plus belle
salle de classe. Paul leur déclare que s'occuper du serviteur plutôt que
de son enseignement c'était de l'enfantillage, c'était être encore
charnels (v. 3). Que de fois nous confondons la vérité avec celui qui la
présente: Si par exemple nous écoutons tel serviteur de Dieu avec le
parti-pris qu'il n'a rien à nous apporter, nous recevrons
exactement ce que nous avons attendu.
Puis l'apôtre évoque la responsabilité
de celui qui édifie. Dans l'œuvre de Dieu, vue comme un
champ de
culture ou comme un édifice, chaque ouvrier a une activité
propre. Il peut apporter des matériaux (c'est-à-dire divers aspects de
la vérité): édifier les âmes en leur présentant la justice de Dieu
(l'or), la rédemption (l'argent), les gloires variées de Christ (les
pierres précieuses). Mais sous l'apparence de beaucoup de volume, il
peut aussi construire avec du bois, du foin, du chaume… travail qui ne
résistera pas au feu. Oui, «que chacun considère
comment» (non
pas combien) il édifie sur ce fondement unique et impérissable: Jésus
Christ.
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