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1 ▪
Pourquoi, ô Éternel! te tiens-tu loin, te caches-tu aux temps de la
détresse?
*
2 ▪
Le méchant, dans son orgueil, poursuit ardemment l’affligé; ils seront
pris dans les trames qu’ils ont ourdies.
3
Car le méchant se glorifie du désir de son âme; et il bénit l’avare, il
méprise l’Éternel.
4 ▪
Le méchant, dans la fierté de sa face, [dit]: Il ne s’enquerra [de
rien]¹. — Il n’y a point de Dieu: [voilà] toutes ses pensées.
— ¹ quelques-uns:
… face, ne cherche pas [Dieu].
5 ▪
Ses voies réussissent en tout temps; tes jugements sont trop hauts pour
être devant lui; il souffle contre tous ses adversaires.
6 ▪
Il dit en son cœur: Je ne serai pas ébranlé; de génération en
génération [je ne tomberai] pas dans le malheur.
7 ▪
Sa bouche est pleine de malédiction, et de tromperies, et
d’oppressions; il n’y a sous sa langue que trouble et que vanité¹.
— ¹ ailleurs aussi: iniquité.
8 ▪
Il se tient aux embuscades des villages; dans des lieux cachés, il tue
l’innocent; ses yeux épient le malheureux.
9 ▪
Il se tient aux embûches dans un lieu caché, comme un lion dans son
fourré; il se tient aux embûches pour enlever l’affligé; il enlève
l’affligé, quand il l’a attiré¹ dans son filet.
— ¹ ou: l’entraînant.
10 ▪
Il se tapit, il se baisse, afin que les malheureux tombent par sa
force¹.
— ¹ litt.: ses forts.
11 ▪
Il dit en son cœur: *Dieu a oublié, il cache sa face, il ne verra pas,
à jamais.
*
12 ▪
Lève-toi, Éternel! Ô *Dieu, élève ta main! n’oublie pas les affligés¹.
— ¹ d’autres lisent: débonnaires.
13 ▪
Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu? Il dit en son cœur: Tu ne
t’enquerras pas.
14 ▪
Tu l’as vu, car toi tu regardes la peine et le chagrin pour [les] rendre
par ta main; le malheureux s’abandonne à toi, tu es le secours de
l’orphelin.
15 ▪
Casse le bras du méchant, et recherche l’iniquité du méchant jusqu’à ce
que tu n’en trouves plus.
*
16 ▪
L’Éternel est roi à toujours et à perpétuité; les nations ont péri de
dessus sa terre.
17 ▪
Éternel! tu as exaucé le désir des débonnaires, tu as établi leur
cœur; tu as prêté l’oreille,
18 ▪
Pour faire droit à l’orphelin et à l’opprimé, afin que l’homme qui est
de la terre n’effraye plus.
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Les «temps de la détresse» décrits
dans ces Ps. 9 (v. 9) et 10 (v. 1) seront effrayants. Convoitises,
orgueil, incrédulité, perfidie, violence..., ces caractères qui existent
dans le monde actuel donneront leur pleine mesure quand «celui qui
retient» (le Saint Esprit) sera loin, aux jours de l'Antichrist dont ces
versets nous font le portrait sinistre (voir 2 Thess. 2. 7, 8
). Mais
contrairement aux pensées du méchant qui estime que Dieu «ne
s'enquerra de rien» (v. 4, 13), tout ce qu'il fait en secret avec
ruse et malice est découvert. Et tout ce qu'il dit «en son cœur»
(v. 6, 11, 13) est publié par Celui qui sonde les cœurs (Luc 12. 3
).
«Je ne serai pas ébranlé» est ici le langage de la folie (v. 6), mais
peut aussi être celui de la foi (Ps. 62. 6
). La pensée que Dieu voit
tout, encourage le fidèle éprouvé; le malheureux peut s'abandonner à Lui
(v. 14). Et le v. 2 contient une autre vérité rassurante: le méchant se
prendra toujours dans son propre filet (comp. Ps. 7. 15; Ps. 9. 16
).
Le Ps. 9 s'achevait sur la pensée que
les nations «ne sont que des hommes»; le Ps. 10 se termine en
appelant le persécuteur: «l'homme qui est de la
terre». Croyants,
n'oublions jamais que nous sommes du
ciel et de ce fait hors de
l'atteinte du monde et de son prince |