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1 ▪
Quand tu t’assieds pour manger le pain avec un gouverneur, considère
bien celui qui est devant toi;
2 et
mets un couteau à ta gorge, si tu es gourmand.
3 Ne
désire point ses friandises, car c’est un pain trompeur.
4 ▪
Ne te fatigue pas pour acquérir des richesses, finis-en avec ta
prudence.
5
Jetteras-tu tes yeux sur elles? … Déjà elles ne sont plus; car certes
elles se font des ailes, et, comme l’aigle, s’envolent vers les cieux.
6 ▪
Ne mange point le pain de celui qui a l’œil mauvais, et ne désire pas
ses friandises;
7
car comme il a pensé dans son âme, tel il est. Mange et bois, te
dira-t-il; mais son cœur n’est pas avec toi.
8
Ton morceau que tu as mangé, tu le vomiras, et tu perdras tes paroles
agréables.
9 ▪
Ne parle pas aux oreilles du sot, car il méprisera la sagesse de ton
discours.
10 ▪
Ne recule pas la borne ancienne, et n’entre pas dans les champs des
orphelins;
11
car leur rédempteur est fort, il prendra en main leur cause contre toi.
12 ▪
Applique ton cœur à l’instruction et tes oreilles aux paroles de la
connaissance.
13 ▪
Ne manque pas de corriger le jeune garçon; quand tu l’auras frappé de
la verge, il n’en mourra pas.
14
Tu le frapperas de la verge, mais tu délivreras son âme du shéol.
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Les versets 1 à 6 mettent en garde
contre les convoitises. Il est aussi dangereux de désirer les friandises
des grands de ce monde (verset 3) que celles de l'homme qui a l'œil
mauvais (verset 6; Psaume 141. 4 fin
).
On est ensuite lié à ceux dont on a recherché la faveur. Leur pain est
trompeur. Le profit retiré sur le moment devient plus tard la source de
beaucoup de misères. Les soucis sont inévitables quand on poursuit les
biens terrestres. La prudence, telle que les hommes la comprennent, les
pousse à se fatiguer pour les acquérir. Ils s'imaginent ainsi assurer
leur avenir et celui de leurs enfants. Mais c'est un faux calcul! Ces
richesses sont fugitives; «... certes elles se font des ailes»
(verset 5; comparer Jacques 5. 2
);
c'est pourquoi la Sagesse enjoint au disciple d'en finir avec
sa
propre prudence (verset 4). La vraie prudence consiste non à
acquérir des richesses mais à employer pour autrui celles de notre
Maître (Luc 16. 8
).
Le verset 13 nous rappelle la
négligence de David dans l'éducation de ses enfants (voir 1 Rois 1. 6
).
Une punition corporelle n'entraîne pas la mort. Au contraire, ne jamais
y recourir peut avoir une issue fatale (2 Samuel 18. 33
).
Délivrer notre âme du shéol: enjeu capital, en vérité! Oui, appliquons
notre cœur à cette instruction (verset 12; comparer ch. 22 v. 15
).
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