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1
▪ Et Balaam dit à Balak: Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi
ici sept taureaux et sept béliers.
2
Et Balak fit comme Balaam avait dit; et Balak et Balaam offrirent un
taureau et un bélier sur [chaque] autel.
3
Et Balaam dit à Balak: Tiens-toi auprès de ton offrande¹, et je
m’en irai; peut-être que l’Éternel viendra à ma rencontre, et
ce qu’il m’aura fait voir je te le rapporterai. Et il s’en alla sur
une hauteur découverte.
—
¹ offrande, ici, et versets 6, 15, 17: ailleurs: holocauste.
4
Et Dieu rencontra Balaam, et [Balaam] lui dit: J’ai préparé sept
autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur [chaque] autel.
5
Et l’Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam, et dit:
Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
6
Et il s’en retourna vers lui; et voici, il se tenait auprès de
son offrande, lui et tous les seigneurs de Moab.
7
Et [Balaam] proféra son discours sentencieux, et dit:
Balak,
roi de Moab, m’a amené d’Aram¹, des montagnes d’orient:
Viens,
maudis-moi Jacob! viens, appelle l’exécration sur Israël!
—
¹ la Syrie.
8
Comment maudirai-je ce que *Dieu n’a pas maudit? Et comment
appellerai-je l’exécration sur celui que l’Éternel n’a pas en exécration?
9
Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple.
Voici,
c’est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les
nations.
10
Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième
partie d’Israël?
Que
mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la
leur.
11
▪ Et Balak dit à Balaam: Que m’as-tu fait? Je
t’avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis
expressément.
12
Et il répondit et dit: Ne prendrai-je pas garde de dire ce que l’Éternel
aura mis dans ma bouche?
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Balaam,
qui a déjà obtenu d'aller où il désirait, voudrait bien à présent
faire dire à Dieu ce qu'il a envie de dire. Mais malgré lui, pour la
plus grande colère de Balak, ses quatre discours sentencieux se changent
en bénédictions glorieuses. Tel est aussi l'effet final des présentes
accusations de Satan contre les rachetés du Seigneur (Apoc. 12. 10
).
Comme nous l'apprend l'histoire de Job, Dieu permet que de telles attaques
tournent au bien des siens. Et remarquons que tout se passe sur la
montagne à l'insu du peuple dans la plaine, il ignore tant les
intentions funestes de l'ennemi que la manière dont Dieu les déjoue.
«Un
peuple qui habitera seul» (v. 9): c'est le premier
caractère d'Israël, d'être un peuple séparé pour Dieu. Il en
est ainsi de la vraie Église et de chaque croyant. Le chrétien est
moralement séparé d'un monde jugé. Il est mis à part pour le Seigneur.
«Que ma fin soit comme la leur!» souhaite Balaam en
terminant (v. 10). Mais pour mourir «de la mort des hommes
droits», il faut en avoir vécu la vie. Or Balaam, comme beaucoup d'autres, est
un homme double, essayant de servir deux maîtres. Il professe
craindre l'Éternel, offre le nombre parfait des sacrifices, tout en n'écoutant
que les convoitises de son cœur.
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