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1 ▪ Et ce sont ici les nations que l’Éternel laissa subsister pour
éprouver par elles Israël, [savoir] tous ceux qui n’avaient pas connu
toutes les guerres de Canaan;
2 [et cela] seulement afin que les générations des fils d’Israël
connussent, en l’apprenant, ce que c’est que la guerre, ceux du moins
qui auparavant n’en avaient rien connu:
3 cinq princes¹ des Philistins, et tous les Cananéens et les Sidoniens
et les Héviens qui habitaient dans la montagne du Liban, depuis la
montagne de Baal-Hermon jusqu’à l’entrée de Hamath;
— ¹
voir note à
Josué 13:3.
4 elles étaient [laissées] pour éprouver par elles Israël, pour savoir
s’ils écouteraient les commandements de l’Éternel, qu’il avait commandés
à leurs pères par Moïse.
*
5 ▪ Et les fils d’Israël habitèrent au milieu des Cananéens, des
Héthiens, et des Amoréens, et des Phéréziens, et des Héviens, et des
Jébusiens.
6 Et ils prirent leurs filles pour femmes, et donnèrent leurs filles à
leurs fils, et servirent leurs dieux.
7 Et les fils d’Israël firent ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel,
et ils oublièrent l’Éternel, leur Dieu, et servirent les Baals et les
ashères¹.
— ¹ voir note à Exode 34:13.
8 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël, et il les vendit en
la main de Cushan-Rishhathaïm, roi d’Aram-Naharaïm¹. Et les fils
d’Israël servirent Cushan-Rishhathaïm huit ans.
— ¹ Syrie des deux fleuves (Mésopotamie).
9 Et les fils d’Israël crièrent à l’Éternel; et l’Éternel suscita aux
fils d’Israël un sauveur qui les délivra, Othniel, fils de Kenaz, frère
puîné de Caleb.
10 Et l’Esprit de l’Éternel fut sur lui, et il jugea Israël; et il
sortit pour la guerre, et l’Éternel livra en sa main Cushan-Rishhathaïm,
roi d’Aram¹, et sa main fut forte contre Cushan-Rishhathaïm.
— ¹ de Syrie.
11 Et le pays fut en repos quarante ans.¹ Et Othniel, fils de Kenaz,
mourut.
— ¹ date: A.C. 1419-1379, environ.
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Dans ce livre des Juges, nous verrons
constamment le même «cycle» se reproduire: Le peuple commence par
abandonner l'Éternel. Celui-ci emploie alors des
ennemis pour
réveiller sa conscience. Enfin Israël crie à Dieu qui, plein de
compassion, le délivre en lui donnant un libérateur, un
juge (voir aussi
Psaume 107. 6, 13, 19, 28
).
Ce cycle, hélas, se répète trop souvent dans la vie de chacun de nous.
Quand, oubliant le Seigneur, nous subissons l'influence du monde, Il se
sert parfois, pour nous réveiller, de l’inimitié de celui-ci.
Le v. 2 nous rappelle de quelle
manière Dieu nous tient en état d’alerte et nous exerce à combattre. Il
laisse subsister des ennemis expressément dans ce but. Une préparation
militaire comporte nécessairement des exercices et des manœuvres sans
lesquels un soldat serait inapte à faire la guerre le moment venu.
Combattre le bon combat de la foi est une exhortation permanente pour le
chrétien (1 Tim. 6. 12
).
Car la foi possède une double certitude: la première, que le monde est
son ennemi; la seconde, que le monde est un ennemi
vaincu.
«J’ai vaincu le monde» est la dernière parole du Seigneur aux Siens
avant la croix. Notre foi doit s’en emparer pour triompher à son tour
(Jean 16. 33; 1 Jean 5. 4, 5
). |