|
1 ▪ Et longtemps après que l’Éternel
eut donné du repos à Israël de tous leurs ennemis à l’entour, — et Josué
était vieux, avancé en âge,
2 — il arriva que Josué appela tout
Israël, ses anciens, et ses chefs, et ses juges, et ses magistrats, et
leur dit: Je suis vieux, je suis avancé en âge;
3 et vous avez vu tout ce que
l’Éternel, votre Dieu, a fait à toutes ces nations à cause de vous; car
l’Éternel, votre Dieu, est celui qui a combattu pour vous.
4 Voyez, je vous ai distribué par le
sort, en héritage, selon vos tribus, ces nations qui restent, depuis le
Jourdain, ainsi que toutes les nations que j’ai exterminées, jusqu’à la
grande mer vers le soleil couchant.
5 Et l’Éternel, votre Dieu, les
chassera devant vous, et les dépossèdera devant vous; et vous prendrez
possession de leur pays, comme l’Éternel, votre Dieu, vous l’a dit.
6 Et fortifiez-vous beaucoup pour
garder et pour pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la loi
de Moïse, afin de ne vous en écarter ni à droite ni à gauche,
7 afin que vous n’entriez pas parmi
ces nations qui restent parmi vous, et que vous ne fassiez pas mention
du nom de leurs dieux, et que vous ne fassiez pas jurer par eux, et que
vous ne les serviez pas, et que vous ne vous prosterniez pas devant eux.
8 Mais vous vous attacherez à
l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez fait jusqu’à ce jour.
9 Et l’Éternel a dépossédé devant
vous des nations grandes et fortes; et quant à vous, personne n’a tenu
devant vous, jusqu’à ce jour.
10 Un seul homme d’entre vous en
poursuit mille; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui combat pour
vous, comme il vous l’a dit.
11 Or prenez bien garde à vos âmes
pour aimer l’Éternel, votre Dieu.
|
A son tour Josué termine sa carrière.
«Fortifiez-vous beaucoup pour garder et pour pratiquer tout ce qui est
écrit...», dit-il aux chefs du peuple (v. 6). C'était la parole
que l'Éternel lui avait dite au commencement (ch. 1 v. 7
), ce que
Moïse avait maintes fois répété. Et c'est encore aujourd'hui
l'enseignement qui nous convient. Bien des personnes trouvent l'Évangile
vieilli, démodé. Elles ont «des oreilles qui leur démangent» pour
entendre des nouveautés (2 Tim. 4. 3
). Remercions le Seigneur de
nous avoir donné des serviteurs qui ne se lassent pas de répéter
les mêmes vérités et les mêmes exhortations. «Vous écrire les mêmes
choses n'est pas pénible pour moi — affirme Paul aux Philippiens
— et
c'est votre sûreté» (Phil. 3. 1
). Ne nous
lassons donc
pas, nous, de les écouter!
Faire mention des dieux des
nations est un premier pas qui amène à jurer par eux, puis à les servir,
enfin à se prosterner devant eux (v. 7). C'est pourquoi, l'épître
aux Éphésiens nous enjoint de ne pas même nommer les choses
impures, folles et malséantes du monde «comme il convient à des
saints» (ch. 5 v. 3, 4
). Peut-être ne prenons-nous pas toujours
assez soin de notre langage. Que ce dernier nous fasse
reconnaître comme disciples de Jésus! (Matt. 26. 73 en contraste
avec v. 74
). |