Job 12. 1 à 25; 13. 1 à 13

Commentaire

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1 ▪ Et Job répondit et dit:

 

2 Vraiment vous êtes les [seuls] hommes, et avec vous mourra la sagesse!

3 Moi aussi j’ai du sens comme vous, je ne vous suis pas inférieur; et de qui de telles choses ne sont-elles pas [connues]?

4 Je suis un [homme] qui est la risée de ses amis, criant à **Dieu, et à qui il répondra; — le juste parfait est un objet de risée!

5 celui qui est prêt à broncher de ses pieds est une lampe méprisée pour les pensées de celui qui est à son aise¹.

— ¹ selon d’autres: Mépris au malheur! selon les pensées de celui qui est à son aise, [le mépris] est prêt pour celui dont le pied bronche.

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6 Les tentes des dévastateurs prospèrent, et la confiance est pour ceux qui provoquent *Dieu, pour celui dans la main duquel **Dieu a fait venir [l’abondance]¹.

— ¹ ou: pour celui qui tient **Dieu dans sa main; voir Hab. 1:11.

7 Mais, je te prie, interroge donc les bêtes, et elles t’enseigneront, et les oiseaux des cieux, et ils te l’annonceront;

8 Ou parle à la terre, et elle t’enseignera, et les poissons de la mer te le raconteront.

9 Qui d’entre tous ceux-ci ne sait pas que la main de l’Éternel a fait cela,

10 Lui, dans la main duquel est l’âme de tout être vivant et l’esprit de toute chair d’homme?

11 L’oreille n’éprouve-t-elle pas les discours, comme le palais goûte les aliments?

12 Chez les vieillards est la sagesse, et dans beaucoup de jours l’intelligence.

13 Avec lui est la sagesse et la force, à lui sont le conseil et l’intelligence.

14 Voici, il démolit, et on ne rebâtit pas; il enferme un homme, et on ne lui ouvre pas.

15 Voici, il retient les eaux, et elles tarissent; puis il les envoie, et elles bouleversent la terre.

16 Avec lui est la force et la parfaite connaissance; à lui sont celui qui erre et celui qui fait errer.

17 Il emmène captifs les conseillers, et rend fous les juges;

18 Il rend impuissant le gouvernement des rois, et lie de chaînes leurs reins;

19 Il emmène captifs les sacrificateurs¹, et renverse les puissants;

— ¹ ou: les principaux.

20 Il ôte la parole¹ à ceux dont la parole est sûre², et enlève le discernement aux anciens;

— ¹ litt.: lèvre. — ² selon d’autres: facile.

21 Il verse le mépris sur les nobles, et relâche la ceinture des forts;

22 Il révèle du sein des ténèbres les choses profondes, et fait sortir à la lumière l’ombre de la mort;

23 Il agrandit les nations, et les détruit; il étend les limites des nations, et les ramène.

24 Il ôte le sens aux chefs du peuple de la terre, et les fait errer dans un désert où il n’y a pas de chemin;

25 Ils tâtonnent dans les ténèbres où il n’y a point de lumière; il les fait errer comme un homme ivre.

 

Chapitre 13

1 Voici, tout cela, mon œil l’a vu, mon oreille l’a entendu et l’a compris.

2 Ce que vous connaissez, moi aussi je le connais; je ne vous suis pas inférieur.

3 Mais je parlerai au Tout-puissant, et mon plaisir sera de raisonner avec *Dieu;

4 Mais pour vous, vous êtes des forgeurs de mensonges, des médecins de néant, vous tous!

5 Oh! si seulement vous demeuriez dans le silence! et ce serait votre sagesse.

*

6 Écoutez donc mon plaidoyer, et prêtez attention aux arguments de mes lèvres.

7 Est-ce pour *Dieu que vous direz des choses iniques? Et pour lui, direz-vous ce qui est faux?

8 Ferez-vous acception de sa personne? Plaiderez-vous pour *Dieu?

9 Vous est-il agréable qu’il vous sonde? Vous moquerez-vous de lui comme on se moque d’un mortel?

10 Certainement il vous reprendra, si en secret vous faites acception de personnes.

11 Sa majesté ne vous troublera-t-elle pas? Et sa frayeur ne tombera-t-elle pas sur vous?

12 Vos discours sentencieux sont des proverbes de cendre, vos retranchements sont des défenses de boue.

13 Gardez le silence, laissez-moi, et moi je parlerai, quoi qu’il m’arrive.

 

Les lieux communs que Tsophar vient d'énoncer comme si Job lui était inférieur en connaissance n'ont fait qu'humilier et vexer celui-ci. Non seulement il n'a pas été l'objet de la miséricorde qu'il était en droit d'attendre de la part de ses amis (ch. 6 v. 14 ), mais il constate qu'il est devenu leur risée! (ch. 12 v. 4: voir aussi ch. 17 v. 2; 21 v. 3; 30 v. 1; Ps. 35. 15 ). Comment ne pas évoquer les hochements de tête de ceux qui passaient devant le «Juste parfait» crucifié, en se moquant: «Il s'est confié en Dieu; qu'il le délivre maintenant, s'il tient à lui» (Matth. 27. 43 )? En d'autres termes: Si Dieu ne le délivre pas, c'est bien la preuve qu'il a mérité sa colère. (En somme, c'est ainsi que raisonnent les amis de Job à son sujet.) «Nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu et affligé» — dira le peuple juif repentant quand il reviendra à Jésus son Sauveur (És. 53. 4 ). Oui, Christ, précisément parce qu'il était le juste parfait, a connu et ressenti plus que personne l'amertume des accusations injustes. Mais sa confiance en son Dieu et son entière soumission n'ont pas été ébranlées (Ps. 56. 5, 6, 11 ).

 

Quel contraste avec Job qui n'a pu supporter ni la moquerie ni les accusations mensongères et qui pendant trois chapitres (12 à 14) va se faire l'avocat de «sa juste cause» (ch. 13 v. 18 ).

 

 


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