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20 ▪
L’Égypte est une très belle génisse: le taon¹ vient, il vient du nord.
— ¹ ou: la destruction.
21
Et ses mercenaires au milieu d’elle sont comme des veaux à l’engrais;
car eux aussi ont tourné le dos, ils se sont enfuis ensemble, ils n’ont
pas tenu ferme; car le jour de leur calamité, le temps de leur
visitation, est venu sur eux.
22
Sa voix sera¹ comme celle du serpent; car ils viendront en force, et
ils viendront contre elle avec des haches, comme ceux qui coupent les
arbres.
— ¹ litt.: ira.
23
Ils couperont sa forêt, dit l’Éternel, quoiqu’elle soit inexplorable,
car ils sont plus nombreux que les sauterelles, et on ne peut les
compter.
24
Elle est honteuse, la fille de l’Égypte, elle est livrée en la main du
peuple du nord.
25
L’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, dit: Voici, je vais punir
l’Amon de No¹, et le Pharaon, et l’Égypte, et ses dieux, et ses rois, le
Pharaon et ceux qui se confient en lui;
— ¹ c. à d. le dieu Amon, de No (Thèbes).
26
et je les livrerai en la main de ceux qui cherchent leur vie, et en la
main de Nebucadretsar, roi de Babylone, et en la main de ses
serviteurs; et après cela elle sera habitée comme aux jours
d’autrefois, dit l’Éternel.
27 ▪
Et toi, mon serviteur Jacob, ne crains point, et ne t’effraye pas,
Israël! car voici, je te sauve d’un [pays] lointain, et ta semence, du
pays de leur captivité, et Jacob reviendra et sera tranquille et en
repos, et il n’y aura personne qui l’effraye.
28
Toi, mon serviteur Jacob, ne crains point, dit l’Éternel, car je suis
avec toi; car je détruirai entièrement¹ toutes les nations où je t’ai
chassé, mais je ne te détruirai pas entièrement, et je te corrigerai
avec mesure², et je ne te tiendrai point pour innocent.
— ¹ voir la note à 4:27. — ² litt.:
jugement.
Chapitre 47
1 ▪
La parole de l’Éternel qui vint à Jérémie le prophète, contre les
Philistins, avant que le Pharaon frappât Gaza.
2 ▪
Ainsi dit l’Éternel: Voici des eaux qui montent du nord, et elles sont
comme un torrent qui déborde; et elles déborderont sur le pays et tout
ce qu’il contient, sur la ville et ceux qui y habitent. Et les hommes
crieront, et tous les habitants du pays hurleront,
3 au
bruit retentissant des sabots de ses puissants [chevaux], au fracas de
ses chars, au bruit tumultueux de ses roues. Les pères ne se
retourneront pas vers leurs fils, à cause de la faiblesse de leurs
mains,
4 à
cause du jour qui vient pour dévaster tous les Philistins, pour
retrancher à Tyr et à Sidon quiconque resterait pour les secourir; car
l’Éternel dévaste les Philistins, le reste de l’île¹ de Caphtor.
— ¹ ou, peut-être: la contrée maritime.
5
Gaza est devenue chauve, Askalon est détruite [avec] le reste de leur
plaine… Jusques à quand te feras-tu des incisions?
6
Ah! épée de l’Éternel! jusques à quand ne te tiendras-tu pas
tranquille? Rentre dans ton fourreau, donne-toi du repos, et tiens-toi
tranquille.
7
Comment te tiendrais-tu tranquille? Car l’Éternel lui a donné un
commandement. Contre Askalon, et contre le rivage de la mer, — là, il
l’a assignée.
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Au milieu de ces jugements contre les
nations, l'Éternel prend soin d'intercaler une parole destinée à
rassurer le futur résidu d'Israël. De la même manière, quand l'avenir
s'assombrit pour le monde, l'enfant de Dieu est invité à ne pas craindre
et à se souvenir de son espérance (2 Thess. 2. 16, 17
).
Dans le ch. 47, c'est
la Philistie
qui est condamnée. Nous savons que cet ennemi traditionnel d'Israël
était installé à l'intérieur des frontières, contrairement aux
autres nations (Moab, Ammon, Edom…) dont il sera question dans les
chapitres suivants. Si ce peuple a été parfois tributaire, en
particulier sous le règne de David (2 Sam. 8. 1
),
cependant Israël, même du temps de ses plus puissants rois, n'a jamais
pu lui arracher les villes (Gaza, Askalon…) qui faisaient partie de son
territoire. Tirant leur origine de l'Égypte (Mitsraïm: Gen. 10. 6 [note],
13, 14
),
les Philistins nous parlent des «professants» inconvertis de ce monde
qui prennent place sans en avoir le droit dans le pays de la
bénédiction. Ils se réclament des privilèges chrétiens sans avoir la vie
qui y donne droit; ils prétendent être des enfants de Dieu, tout en
étant les ennemis de Son peuple et de la vérité. Nous devons les
traiter pour ce qu'ils sont en réalité et ne leur faire aucune
concession.
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