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1 ▪
Au commencement du règne de Jehoïakim,¹ fils de Josias, roi de Juda,
cette parole vint de par l’Éternel, disant:
— ¹ date: A.C. 610.
2
Ainsi dit l’Éternel: Tiens-toi dans le parvis de la maison de
l’Éternel, et dis à toutes les villes de Juda, qui viennent pour se
prosterner dans la maison de l’Éternel, toutes les paroles que je t’ai
commandé de leur dire; n’en retranche pas une parole.
3
Peut-être qu’ils écouteront, et qu’ils reviendront chacun de sa mauvaise
voie; et je me repentirai du mal que je pense à leur faire à cause de
l’iniquité de leurs actions.
4 Et
tu leur diras: Ainsi dit l’Éternel: Si vous ne m’écoutez pas, pour
marcher dans ma loi que j’ai mise devant vous,
5
pour écouter les paroles de mes serviteurs, les prophètes que je vous
envoie, me levant de bonne heure et [les] envoyant, — mais vous ne les
avez pas écoutés —
6 je
rendrai cette maison comme Silo, et je livrerai cette ville pour être
une malédiction à toutes les nations de la terre.
7 ▪
Et les sacrificateurs et les prophètes et tout le peuple entendirent
Jérémie dire ces paroles dans la maison de l’Éternel.
8 Et
il arriva que, comme Jérémie achevait de dire tout ce que l’Éternel
avait commandé de dire à tout le peuple, les sacrificateurs et les
prophètes et tout le peuple le saisirent, disant: Tu mourras
certainement!
9
Pourquoi prophétises-tu au nom de l’Éternel, disant: Cette maison sera
comme Silo, et cette ville sera désolée, de sorte qu’il n’y aura pas
d’habitant? Et tout le peuple s’assembla contre Jérémie dans la maison
de l’Éternel.
10
Et les princes de Juda entendirent ces choses, et ils montèrent de la
maison du roi à la maison de l’Éternel, et s’assirent dans l’entrée de
la porte neuve de l’Éternel.
11
Et les sacrificateurs et les prophètes parlèrent aux princes et à tout
le peuple, disant: Cet homme mérite la mort; car il a prophétisé
contre cette ville, comme vous avez entendu de vos oreilles.
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De nouveau ce chapitre nous ramène en
arrière, de quatre ans par rapport au précédent (ch. 25 v. 1
).
Sur l'ordre de l'Éternel, Jérémie cette fois se rend au temple pour y
prophétiser. Sans doute est-ce à l'occasion de l'une des trois fêtes
annuelles où tous les Israélites montaient à Jérusalem. Le v. 2 permet
de le penser. Quoiqu'il en soit, l'appel s'adresse à tout Juda et non
plus seulement à ses chefs. Et «pas une parole» ne doit en être
retranchée (comp. Act. 20. 27
).
Combien le v. 3 est touchant! Il nous
fait entrer dans les pensées de grâce de Dieu. Bien que sachant tout à
l'avance, Il exprime son vœu le plus cher: «Peut-être qu'ils
écouteront…» (voir aussi ch. 36 v. 3 et 7
).
Ce même peut-être traduit
l'espoir du Maître de la parabole: «J'enverrai mon fils bien-aimé;
peut-être que, quand ils verront celui-ci, ils le respecteront» (Luc
20. 13
).
Mais ils n'ont pas plus respecté le Fils que les prophètes qui l'ont
précédé. Voyez l'accueil fait à Jérémie et par conséquent à Celui qui
l'envoie. Quel aveuglement! Ces gens qui pourtant étaient venus se
prosterner dans la maison de l'Éternel (v. 2) rejettent sa parole, se
saisissent de son messager, le condamnent à mort dans cette même maison!
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