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13 ▪
Malheur à celui qui bâtit sa maison par l’injustice, et ses chambres
hautes par le manque de droiture¹; qui se sert pour rien de son
prochain, et ne lui donne rien pour son travail;
— ¹ litt.: non avec justice… non avec
droiture.
14
qui dit: Je me bâtirai une vaste maison et de spacieuses chambres
hautes, et qui se la perce de fenêtres, et la lambrisse de cèdre, et la
peint en vermillon.
15
Régneras-tu, parce que tu rivalises avec le cèdre? Ton père n’a-t-il
pas mangé et bu, et pratiqué le jugement et la justice? alors il s’est
bien trouvé.
16
Il a jugé la cause de l’affligé et du pauvre; alors cela a bien été.
N’est-ce pas là me connaître? dit l’Éternel.
17
Car tes yeux et ton cœur ne sont qu’à ton gain déshonnête, et au sang
innocent pour le répandre, et à l’oppression et à la violence pour les
faire.
18
C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel quant à Jehoïakim, fils de Josias,
roi de Juda: On ne se lamentera pas sur lui: Hélas, mon frère! Hélas,
[ma] sœur! On ne se lamentera pas sur lui: Hélas, Seigneur! et:
Hélas, sa gloire!
19
Il sera enseveli de l’ensevelissement d’un âne, — traîné et jeté par
delà les portes de Jérusalem.
20 ▪
Monte au Liban et crie, et de Basan fais entendre ta voix, et crie [des
hauteurs] d’Abarim, parce que tous tes amants sont brisés.
21
Je t’ai parlé dans le temps de ta prospérité; [mais] tu as dit: Je
n’écouterai point. Ceci a été ton chemin dès ta jeunesse, que tu n’as
point écouté ma voix.
22
Tous tes pasteurs seront la pâture du vent, et tes amants iront en
captivité; et alors tu seras honteuse et confuse à cause de toute ton
iniquité.
23
Habitante du Liban, qui fais ton nid dans les cèdres, combien tu seras
un objet de pitié¹ quand les douleurs viendront sur toi, l’angoisse
comme celle d’une femme qui enfante!
— ¹ selon quelques-uns: tu gémiras.
24
Je suis vivant, dit l’Éternel, que quand même Conia¹, fils de Jehoïakim,
roi de Juda, serait un cachet à ma main droite, je t’arracherai de là!
— ¹ appelé ailleurs: Jeconias, Jehoïakin.
25
Et je te livrerai en la main de ceux qui cherchent ta vie, et en la main
de ceux dont tu as peur, et en la main de Nebucadretsar, roi de
Babylone, et en la main des Chaldéens.
26
Et je te jetterai, toi et ta mère qui t’a enfanté, dans un autre pays,
où vous n’êtes pas nés; et là vous mourrez.
27
Et, dans le pays où ils désirent ardemment¹ de retourner, ils ne
retourneront point.
— ¹ litt.: ils élèvent leurs âmes.
28
Cet homme, Conia, est-il un vase d’argile méprisé et mis en pièces? un
ustensile auquel on n’a point de plaisir? Pourquoi ont-ils été jetés
loin, lui et sa postérité¹, et lancés dans un pays qu’ils ne connaissent
point?
— ¹ ailleurs: semence.
29
Terre, terre, terre, écoute la parole de l’Éternel!
30
Ainsi dit l’Éternel: Inscrivez cet homme comme privé d’enfants, comme
un homme qui ne prospérera pas pendant ses jours; car, de sa semence,
nul ne prospérera, assis sur le trône de David, ou dominant encore en
Juda.
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«Ecoute la parole de l'Éternel,
ô
roi de Juda… toi et tes serviteurs, et ton peuple…» (v. 2). Mais
c'est en vain que Jérémie a adressé à Jehoïakim cette invitation
pressante. Dès sa jeunesse, quand tout allait bien, celui-ci
avait décidé de ne pas écouter la voix de l'Éternel (d'après le
v. 21 qui s'applique aussi à tout son peuple). Aussi voyez tous les
mauvais fruits qui en sont la conséquence quand il est arrivé à l'âge de
l'homme, avec toutes les responsabilités qui sont les siennes:
injustice, manque de droiture, orgueil, malhonnêteté, tyrannie et
violence (v. 13 et 17 où Jérémie n'hésite pas à dire à ce roi qu'il est
un meurtrier). Pourtant Jehoïakim avait eu sous les yeux le bon exemple
de son père Josias et les heureuses conséquences de sa marche fidèle (v.
15, 16)! Enfants de parents chrétiens, souvenez-vous de l'histoire de ce
roi!
Le v. 14 mérite aussi toute notre
attention. La recherche du luxe de la part d'un chrétien ne
contredit-elle pas son caractère d'étranger et sa vocation céleste?
Il s'agit ensuite de
Conia,
jeune homme de 18 ans, qui n'a régné que trois mois avant d'être
transporté à Babylone avec sa mère (2 Rois 24. 8…
).
Par de tels événements Dieu s'adressait alors au monde entier (v. 29).
Ce châtiment public montrait qu'on ne bravait pas impunément sa volonté.
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