|
1 ▪
Et Joseph entra, et rapporta au Pharaon, et dit: Mon père et mes
frères, et leur menu et leur gros bétail, et tout ce qui est à eux, sont
venus du pays de Canaan; et voici, ils sont dans le pays de Goshen.¹
— ¹ date: A.C.
1706.
2
Et, d’entre ses frères, il prit cinq hommes, et les présenta au Pharaon.
3 Et
le Pharaon dit à ses frères: Quelle est votre occupation? Et ils
dirent au Pharaon: Tes serviteurs sont bergers, tant nous que nos
pères.
4 Et
ils dirent au Pharaon: Nous sommes venus pour séjourner dans le pays,
parce qu’il n’y a point de pâture pour le bétail de tes serviteurs, car
la famine pèse sur le pays de Canaan; et maintenant, que tes
serviteurs, nous t’en prions, habitent dans le pays de Goshen.
5 ▪
Et le Pharaon parla à Joseph, disant: Ton père et tes frères sont venus
vers toi.
6 Le
pays d’Égypte est devant toi; fais habiter ton père et tes frères dans
la meilleure partie du pays: qu’ils demeurent dans le pays de Goshen;
et si tu connais qu’il y ait parmi eux des hommes capables, tu les
établiras chefs des troupeaux qui sont à moi.
7 ▪
Et Joseph fit entrer Jacob, son père, et le fit se tenir devant le
Pharaon; et Jacob bénit le Pharaon.
8 Et
le Pharaon dit à Jacob: Combien sont les jours des années de ta vie?
9 Et
Jacob dit au Pharaon: Les jours des années de mon séjournement sont
cent trente ans; les jours des années de ma vie ont été courts et
mauvais, et ils n’ont pas atteint les jours des années de la vie de mes
pères, dans les jours de leur séjournement.
10
Et Jacob bénit le Pharaon, et sortit de devant le Pharaon.
11 ▪
Et Joseph assigna une demeure à son père et à ses frères, et leur donna
une possession dans le pays d’Égypte, dans la meilleure partie du pays,
dans le pays de Ramsès, comme le Pharaon l’avait commandé.
12
Et Joseph fournit de pain son père et ses frères, et toute la maison de
son père, selon le nombre des enfants.
|
Le grand Joseph aurait pu avoir honte
de cette famille de simples bergers venus quémander du blé parce qu'ils
avaient faim, de ces étrangers suspects d'être des espions et des
voleurs. Ce serait mal le connaître! Il les reconnaît devant tous comme
ses frères. Et pour le Pharaon, il suffit qu'ils soient les frères de
Joseph pour que la gloire du sauveur de l'Égypte rejaillisse sur eux.
Sous cet aspect encore, nous retrouvons Jésus. Il n'a pas honte de nous
appeler ses frères (Héb. 2. 11
). Et c'est à cause de lui que Dieu nous
accueille avec faveur, nous qui sommes rendus agréables dans le
Bien-aimé (Eph. 1. 6
). Joseph présente son père Jacob au Pharaon. Scène
touchante et pleine de beauté! Un pauvre vieillard courbé sur son bâton
bénit le puissant monarque. Des deux, selon l'appréciation divine, c'est
l'homme de Dieu qui est le plus excellent (Héb. 7. 7
).
Alors que les hommes sont souvent
d'autant plus distants qu'ils sont haut placés, la gloire de Joseph
n'atténue en rien sa tendre sollicitude envers les siens et leurs
familles. Les ressources qu'il distribue sont mesurées «selon le nombre
des enfants». Figure admirable de notre relation avec Christ et de tout
ce qui en découle! Dès ici-bas la meilleure part nous est acquise (v.
11). Notre foi peut manquer, mais jamais sa fidèle grâce.
|