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1
▪ Et quand le peuple vit que Moïse tardait à descendre de la
montagne, le peuple s’assembla auprès d’Aaron, et ils lui dirent:
Lève-toi, fais-nous un dieu¹ qui aille devant nous; car ce Moïse,
cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce
qui lui est arrivé.
—
¹ ou: des dieux, ici, et versets 4, 8, 23, 31.
2
Et Aaron leur dit: Brisez les pendants d’or qui sont aux oreilles
de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi.
3
Et tout le peuple arracha¹ les pendants d’or qui étaient à leurs
oreilles, et ils les apportèrent à Aaron;
—
¹ litt.: s’arracha.
4
et il les prit de leurs mains, et il forma l’or¹ avec un ciseau, et il
en fit un veau de fonte. Et ils dirent: C’est ici ton dieu, ô
Israël! qui t’a fait monter du pays d’Égypte.
—
¹ litt.: le forma.
5
Et Aaron vit [le veau], et bâtit un autel devant lui; et Aaron
cria, et dit:
6
Demain, une fête à l’Éternel! Et le lendemain, ils se levèrent de
bonne heure, et offrirent des holocaustes, et amenèrent des sacrifices de
prospérités. Et le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se
levèrent pour se divertir.
7
▪ Et l’Éternel dit à Moïse: Va, descends; car ton
peuple, que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est corrompu;
8
ils se sont vite détournés du¹ chemin que je leur avais commandé;
ils se sont fait un veau de fonte, et se sont prosternés devant lui, et
lui ont sacrifié, et ont dit: C’est ici ton dieu², ô Israël!
qui t’a fait monter du pays d’Égypte.
—
¹ ou: ont vite abandonné le. — ² ou: des dieux.
9
Et l’Éternel dit à Moïse: J’ai vu ce peuple, et voici,
c’est un peuple de cou roide.
10
Et maintenant laisse-moi faire, afin que ma colère s’embrase contre
eux, et que je les consume; et je ferai de toi une grande nation.
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On
souhaiterait pouvoir passer d'emblée de la description du Tabernacle au ch.
31 à sa construction au ch. 35. Hélas! entre les deux
s'intercale un sombre épisode de l'histoire de ce pauvre peuple. Pendant
que, sur la montagne, Dieu donnait la loi à Moïse, dans la plaine, le
peuple transgressait déjà les deux premiers commandements. Et pendant
que l'Éternel donnait à son serviteur les instructions relatives à son
culte, Israël établissait un culte idolâtre. Combien grande est la
perversité de l'homme, son ingratitude, sa promptitude à oublier les
bontés de Dieu! (Ps. 78. 11 et 106. 19 à 23
). «L'idolâtrie»
n'est pas seulement le péché d'Israël ou des païens. En rappelant
cette scène, l'apôtre Paul est obligé de mettre en garde les
chrétiens (1 Cor. 10. 7 et 14
). Une idole, c'est tout ce qui prend dans
le cœur une place qui n'appartient qu'à Jésus. Elle peut être comme le
veau d'or:
- à l'image des dieux du monde (les
Égyptiens adoraient le bœuf Apis); - fondue au moule, autrement dit porter l'empreinte des conceptions de
l'esprit humain;
- retouchée au ciseau: être le fruit de nos propres efforts (Es.
44. 10 et 12
).
Tout cela quand a été perdu de vue le
retour de notre Médiateur, Christ, présentement absent, dans le ciel,
comme Moïse était sur la montagne.
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