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32 ▪
Et Moïse dit: Voici la parole que l’Éternel a commandée: Qu’on en
remplisse un omer pour le garder pour vos générations, afin qu’elles
voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, lorsque je
vous ai fait sortir du pays d’Égypte.
33
Et Moïse dit à Aaron: Prends une cruche, et mets-y plein un omer de
manne, et pose-la devant l’Éternel, pour la garder pour vos générations.
34
Comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, Aaron la posa devant le
témoignage pour être gardée.
35
Et les fils d’Israël mangèrent la manne quarante ans, jusqu’à ce qu’ils
entrèrent dans un pays habité; ils mangèrent la manne jusqu’à leur
arrivée à la frontière¹ du pays de Canaan.
— ¹ litt.: l’extrémité.
36
Or l’omer est la dixième partie de l’épha.
*
Chapitre 17
1 ▪
Et toute l’assemblée des fils d’Israël partit du désert de Sin, selon
leurs traites, d’après le commandement de l’Éternel, et ils campèrent à
Rephidim; et il n’y avait point d’eau à boire pour le peuple.
2 Et
le peuple contesta avec Moïse, et ils dirent: Donnez-nous de l’eau pour
que nous buvions. Et Moïse leur dit: Pourquoi contestez-vous avez moi?
Pourquoi tentez-vous l’Éternel?
3 Et
là, le peuple eut soif d’eau; et le peuple murmura contre Moïse, et
dit: Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte, pour nous faire mourir
de soif, moi, et mes enfants, et mon bétail?
4 Et
Moïse cria à l’Éternel, disant: Que ferai-je à ce peuple? Encore un
peu, et ils me lapideront.
5 Et
l’Éternel dit à Moïse: passe devant le peuple et prends avec toi des
anciens d’Israël; et prends dans ta main ta verge avec laquelle tu as
frappé le fleuve, et va.
6
Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb; et tu
frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira. Et
Moïse fit ainsi devant les yeux des anciens d’Israël.
7 Et
il appela le nom du lieu Massa¹ et Meriba², à cause de la contestation
des fils d’Israël, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant:
L’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas?
— ¹ tentation. — ²
contestation.
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«Prends une cruche, et mets-y plein
un omer de manne...» (v. 33). C'était la part de Dieu. «La
manne cachée, Christ descendu du ciel comme homme, puis ressuscité et
remonté au ciel avec son corps glorieux, faisait partie des délices de
Dieu» (H. R.). Délices qu'il partage avec les vainqueurs (Apoc. 2.
17
).
Après la faim, c'est la
soif
qui est l'occasion des murmures de ce pauvre peuple. Eh bien! la grâce
de Dieu s'en sert de nouveau pour nous révéler un précieux mystère dont
l'explication se trouve en 1 Cor. 10. 4
: «ils buvaient d'un
rocher spirituel qui les suivait, et le rocher était le Christ» (comp. Jean 7. 37 à 39
). Mais pour donner son eau (la vie de l'Esprit),
il fallait que le rocher soit frappé, comme Christ le fut sur la croix
par la main de Dieu lui-même. Toutefois, remarquons-le: c'est
le
péché du peuple, ses murmures, ses rébellions, qui ont été
l'occasion de frapper le rocher. «A cause de la transgression de mon
peuple, lui, a été frappé», dit le prophète (Es. 53. 8
). Ainsi,
tandis que la manne est l'image d'un Christ venu du ciel, le rocher
frappé nous parle d'un Christ crucifié et l'eau vive représente le Saint
Esprit, puissance de vie que le Sauveur mort et ressuscité donne à tous
ceux qui croient en lui.
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