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15 ▪
Regarde des cieux, et vois, de la demeure de ta sainteté et de ta
magnificence! Où sont ta jalousie et ta puissance, le frémissement de
tes entrailles et de tes compassions? Se retiennent-elles envers moi?
16
Car tu es notre père: si Abraham ne nous connaît pas, et si Israël nous
ignore, toi, Éternel, tu es notre Père; ton nom est: Notre rédempteur,
de tout temps.
17
Pourquoi nous as-tu fait errer, ô Éternel, loin de tes voies, [et] as-tu
endurci notre cœur pour ne pas te craindre? Retourne-toi, à cause de
tes serviteurs, des tribus de ton héritage.
18
Ton peuple saint ne l’a possédé que pour peu [de temps]; nos ennemis
ont foulé aux pieds ton sanctuaire.
19
Nous sommes [comme ceux] sur lesquels tu n’as jamais dominé, qui ne sont
pas appelés de ton nom.
Chapitre 64
1
Oh! si tu fendais les cieux! Si tu voulais descendre, [et] que devant
toi les montagnes se fondissent¹, —
— ¹ ou: tremblassent, tremblèrent.
2
[descendre] comme le feu brûle les broussailles¹, comme le feu fait
bouillonner l’eau, pour faire connaître ton nom à tes ennemis, en sorte
que les nations tremblassent devant toi!
— ¹ ou: la paille.
3
Quand tu fis des choses terribles que nous n’attendions pas, tu
descendis: devant toi les montagnes se fondirent¹.
— ¹ ou: tremblassent, tremblèrent.
4 Et
jamais on n’a entendu, [jamais] on n’a ouï de l’oreille, [jamais] l’œil
n’a vu, hors toi, ô Dieu, ce que [Dieu] a préparé¹ pour celui qui
s’attend à lui.
— ¹ selon quelques-uns: n’a vu, hors
toi, un Dieu agissant.
5 Tu
viens à la rencontre de celui qui se réjouit à pratiquer la justice, [de
ceux] qui se souviennent de toi dans tes voies! Voici, tu as été
courroucé, et nous avons péché; … en tes voies¹ est la perpétuité, et
nous serons sauvés.
— ¹ litt.: en elles.
6 Et
tous, nous sommes devenus comme une chose impure, et toutes nos
justices, comme un vêtement souillé; et nous sommes tous fanés comme
une feuille, et nos iniquités, comme le vent, nous emportent;
7 et
il n’y a personne qui invoque ton nom, qui se réveille pour te saisir!
Car tu as caché ta face de nous, et tu nous as fait fondre par¹ nos
iniquités.
— ¹ d’autres: nous as fait fondre sous
la puissance de.
8 ▪
Or maintenant, Éternel, tu es notre père: nous sommes l’argile, tu es
celui qui nous as formés, et nous sommes tous l’ouvrage de tes mains.
9 Ne
sois pas extrêmement courroucé, ô Éternel, et ne te souviens pas à
toujours de l’iniquité. Voici, regarde: nous sommes tous ton peuple.
10
Tes villes saintes sont devenues un désert; Sion est un désert,
Jérusalem, une désolation;
11
notre maison sainte et magnifique, où nos pères te louaient, est brûlée
par le feu, et toutes nos choses désirables sont dévastées.
12
Te retiendras-tu, Éternel, à la vue de ces choses? Te tairas-tu, et
nous affligeras-tu extrêmement?
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Les fidèles du résidu ont rappelé «les
grands bienfaits» dont l'Éternel avait autrefois
comblé son
peuple (ch. 63 v. 7
). Ayant donné de telles preuves d'amour, pourrait-il
aujourd'hui les abandonner? Ils font donc appel au cœur de ce Dieu
secourable qui est leur Père. «Regarde des cieux…». Mais cela ne
leur suffit pas. «Oh! si tu fendais les cieux! Si tu voulais descendre…»
s'écrient-ils. C'est ce que Christ a fait une première fois pour notre
salut. Mais il redescendra plus tard pour délivrer les siens éprouvés,
en consumant leurs ennemis (Ps. 18. 9; 144. 5
).
Le v. 6 compare «toutes nos
justices» à un
vêtement souillé. Nous comprenons cela de nos
péchés. Mais de nos
justices? En vérité il en est ainsi!
Tout ce que nous avons pu faire de bien et de juste
avant notre
conversion ressemble à des haillons qui confirment notre misère au lieu
de la cacher. Mais le Seigneur remplace ces vêtements souillés par les
vêtements du salut et la robe de la justice (ch. 61 v. 10; Zach. 3. 1 à
5
).
Formés comme l'argile sur le
tour du potier (v. 8) nous n'avons rien à faire valoir quant à la vile
poussière d'où nous avons été tirés (Ps. 100. 3
).
Seul compte le travail de l'Ouvrier divin s'appliquant à faire de nous
«un vase à honneur»… (2 Tim. 2. 21
).
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