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30 ▪ Et Moïse prononça aux oreilles de toute la
congrégation d’Israël les paroles de ce cantique-ci, jusqu’à ce qu’elles
fussent complètes:
Chapitre 32
1 Cieux, prêtez l’oreille, et je parlerai; et [toi]
terre, écoute les paroles de ma bouche.
2 Ma doctrine distillera comme la pluie; ma parole
descendra comme la rosée, comme une pluie fine sur l’herbe tendre, et
comme des ondées sur l’herbe mûre.
3 Car je proclamerai le nom de l’Éternel: Attribuez la
grandeur à notre Dieu!
4 Il est le Rocher, son œuvre est parfaite; car toutes
ses voies sont justice¹. C’est un *Dieu fidèle, et il n’y a pas
d’iniquité [en lui]; il est juste et droit.
— ¹ ailleurs: jugement.
*
5 Ils se sont corrompus à son égard, leur tache n’est pas
celle de ses fils; c’est une génération tortue et perverse.
6 Est-ce ainsi que vous récompensez l’Éternel, peuple
insensé et dénué de sagesse? N’est-il pas ton père, qui t’a acheté?
C’est lui qui t’a fait et qui t’a établi.
7 Souviens-toi des jours d’autrefois, considérez les
années de génération en génération; interroge ton père, et il te le
déclarera, tes anciens, et ils te le diront.
8 Quand le Très haut¹ partageait l’héritage aux nations,
quand il séparait les fils d’Adam, il établit les limites des peuples
selon le nombre des fils d’Israël.
— ¹ hébreu: Élion.
9 Car la portion de l’Éternel, c’est son peuple; Jacob
est le lot de son héritage.
10 Il le trouva dans un pays désert et dans la désolation
des hurlements d’une solitude; il le conduisit çà et là¹; il prit soin
de lui, il le garda comme la prunelle de son œil.
— ¹ ou: il l’entoura.
11 Comme l’aigle éveille son nid, plane au-dessus de ses
petits, étend ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes,
12 L’Éternel seul l’a conduit, et il n’y a point eu avec
lui de *dieu étranger.
13 Il l’a fait passer à cheval sur les lieux hauts de la
terre; et il a mangé le produit des champs, et il lui a fait sucer le
miel du rocher, et l’huile du roc dur;
14 Le caillé des vaches, et le lait des brebis, et la
graisse des agneaux¹ et des béliers de la race de Basan, et des boucs,
avec la fine graisse² du froment; et tu as bu le vin pur, le sang du
raisin.
— ¹ agneaux de pâturage; voir
1 Sam. 15:9. — ² la graisse des rognons.
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Ainsi que l'Éternel lui en a donné
l'ordre, Moïse va maintenant enseigner un cantique aux fils d'Israël.
Prenant à témoin les cieux et la terre, il exalte la parole de Dieu
descendant «comme une pluie fine sur l'herbe tendre (la jeunesse), et
comme des ondées sur l'herbe mûre» (v. 2). Il attribue la
grandeur à Dieu, célèbre ce qu'il est: fidèle, juste, droit (v.
4). Le Rocher est son nom, assurant aux siens le refuge,
l'habitation, l'ombre bienfaisante, l'eau vive (Ps. 31. 2; 71. 3;
Es. 32. 2
et bien d'autres passages) ainsi que le miel et l'huile
(v. 13). Le cantique exalte ensuite ce que Dieu
fait: une
œuvre parfaite! (v. 4). Tout le déploiement de cette
œuvre envers Israël est exposé dans les v. 8 à 14. Il l'a choisi
(v. 8), trouvé, pris en charge, gardé (v. 10), porté (v.
11), conduit (v. 12) et finalement élevé en haut (v. 13).
«Qu'y avait-il encore à faire... que je n'aie pas fait»?
demandera plus tard l'Éternel à propos de sa vigne d'Israël (Es. 5. 4
).
A plus forte raison, enfants de Dieu, sommes-nous en droit de nous
écrier avec le cantique: «Du Rocher de Jacob, toute l'œuvre est
parfaite...!»
«Car ceux qu'il a préconnus, il les
a aussi prédestinés... il les a aussi appelés... il les a aussi
justifiés... il les a aussi glorifiés» (Rom. 8. 29, 30
).
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