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1 ▪ Quand on trouvera sur la terre que l’Éternel, ton Dieu
te donne pour la posséder, un homme tué, étendu dans les champs, sans
qu’on sache qui l’a frappé,
2 tes anciens et tes juges sortiront, et mesureront
jusqu’aux villes qui sont autour de l’homme tué.
3 Et [quand ils auront établi quelle est] la ville la
plus rapprochée de l’homme tué, les anciens de cette ville prendront une
génisse¹ qui n’a pas servi et qui n’a pas tiré au joug,
— ¹ litt.: une génisse du
gros bétail.
4 et les anciens de cette ville feront descendre la
génisse dans une vallée [où coule un torrent] qui ne tarit pas, dans
laquelle on ne travaille ni ne sème, et là, dans la vallée, ils
briseront la nuque à la génisse.
5 Et les sacrificateurs, fils de Lévi, s’approcheront;
car ce sont eux que l’Éternel, ton Dieu, a choisis pour faire son
service et pour bénir au nom de l’Éternel; et ce sont eux qui
prononceront sur tout différend et sur toute blessure.
6 Et tous les anciens de cette ville, qui sont les plus
rapprochés de l’homme tué, laveront leurs mains sur la génisse à
laquelle on aura brisé la nuque dans la vallée;
7 et ils prendront la parole et diront: Nos mains n’ont
pas versé ce sang, et nos yeux ne l’ont pas vu.
8 Pardonne¹, ô Éternel, à ton peuple Israël que tu as
racheté, et n’impute pas à ton peuple Israël le sang innocent. Et le
sang leur sera pardonné¹.
— ¹
ordinairement:
faire propitiation.
9 Et toi, tu ôteras le sang innocent du milieu de toi,
quand tu auras fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel.
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Voici de nouveau les juges devant un
cas embarrassant! Représentons-nous Israël entré dans son pays,
habitant ses villes. Un jour un cadavre est découvert dans un champ. Qui
est coupable de ce meurtre? Personne ne le sait. Pas question par
conséquent de vengeur du sang, ni de ville de refuge! Pourtant il faut
un responsable, car tout sang versé doit être vengé (Gen. 9. 6
).
Alors les anciens et les juges, en mesurant, déterminent quelle est la
ville la plus proche. C'est sur elle que reposera la culpabilité.
Devra-t-elle être détruite? Non! la grâce de Dieu fournit un sacrifice
en vertu duquel il peut justement pardonner. Nous avons là une figure de
Christ, de son sacrifice, de sa mort. Jérusalem est la cité
coupable, «la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui
sont envoyés» (Matt. 23. 37
). Son plus grand crime a été de
crucifier le Fils de Dieu. Merveille de la grâce! c'est cette mort qui
est devenue le moyen juste par lequel Dieu peut pardonner! En effet
dans le sacrifice de la génisse, Jésus est aussi placé devant
nous. Celui qui n'a jamais connu le joug du péché (v. 3) est
descendu dans la vallée de la mort où coule désormais pour nous
le torrent qui ne tarit pas: la grâce éternelle du Dieu sauveur
(v. 4).
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