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1
▪ Et nous nous tournâmes, et nous partîmes pour le désert, par le
chemin de la mer Rouge, comme l’Éternel m’avait dit, et nous tournâmes
autour de la montagne de Séhir, plusieurs jours.
2
Et l’Éternel me parla, disant:
3
Vous avez assez tourné autour de cette montagne; dirigez-vous vers
le nord.
4
Et commande au peuple, disant: Vous allez passer par les confins de
vos frères, les fils d’Ésaü, qui habitent en Séhir, et ils auront
peur de vous; et soyez bien sur vos gardes;
5
vous n’engagerez pas de lutte avec eux, car je ne vous donnerai rien de
leur pays, pas même de quoi poser la plante du pied, car j’ai donné la
montagne de Séhir en possession à Ésaü.
6
Vous achèterez d’eux la nourriture à prix d’argent, et vous la
mangerez; et l’eau aussi, vous l’achèterez d’eux à prix
d’argent, et vous la boirez.
7
Car l’Éternel, ton Dieu, t’a béni dans toute l’œuvre de ta main;
il a connu ta marche par ce grand désert; pendant ces quarante ans,
l’Éternel, ton Dieu, a été avec toi; tu n’as manqué de rien.
8
▪ Et nous laissâmes nos frères, les fils d’Ésaü, qui habitent
en Séhir, passant devant la plaine, devant Élath et Etsion-Guéber, et
nous nous tournâmes, et nous passâmes par le chemin du désert de Moab.
9
Et l’Éternel me dit: Tu n’attaqueras pas Moab, et tu ne te
mettras pas en guerre avec eux, car je ne te donnerai rien de leur pays en
possession, car j’ai donné Ar en possession aux fils de Lot.
10
(Les Émim y habitaient auparavant, un peuple grand et nombreux et de
haute stature comme les Anakim;
11
ils sont réputés, eux aussi, des géants¹, comme les Anakim, mais les
Moabites les appellent Émim.
—
¹ ou: Rephaïm, comme verset 20.
12
Et les Horiens habitaient auparavant en Séhir, et les fils d’Ésaü les
dépossédèrent, et les détruisirent devant eux, et habitèrent à leur
place, comme a fait Israël dans le pays de sa possession, que l’Éternel
lui a donné.)
13
Maintenant, levez-vous et passez le torrent¹ de Zéred. — Et nous passâmes
le torrent¹ de Zéred.
—
¹ ou: la vallée.
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Le
Seigneur Jésus, vrai Moïse, désire que nous nous souvenions du désert
non seulement comme du lieu où nous avons multiplié les faux pas (ch.
1 v. 32 à 46
), mais en évoquant sa bonté inépuisable et sa patience
tout au long du chemin parcouru. «L'Éternel, ton Dieu, a été avec
toi; tu n'as manqué de rien», fait constater Moïse
au peuple (v. 7). «Avez-vous manqué de quelque chose?»
— demandera Jésus à ses disciples au moment de les quitter
— «Et
ils dirent: De rien» (Luc 22. 35
). C'est ainsi que la
présence du Seigneur avec nous tous les jours selon sa promesse fidèle (Matt.
28. 20
) est pour nous la garantie qu'il connaît nos besoins et y répondra
par les ressources de sa propre plénitude. «Il a connu ta marche
par ce grand désert; pendant ces quarante ans...». Le
Seigneur mesure l'étendue du désert aussi bien que le temps nécessaire
à sa traversée. Et ce qu'il donne est en proportion.
L'instant
vient où la voix de Dieu se fait entendre: «vous avez assez
tourné autour de cette montagne» (v. 3).
Chrétien
mon frère, nous entendrons bientôt du ciel l'appel qui mettra fin à
notre pèlerinage: la voix connue du Seigneur Jésus nous appelant
à sa rencontre «en l'air». Quelle heureuse perspective!
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