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1 ▪
La troisième année¹ du règne de Jehoïakim, roi de Juda, Nebucadnetsar,
roi de Babylone, vint à Jérusalem, et l’assiégea;
— ¹ date: A.C. 607.
2 et
le Seigneur livra en sa main Jehoïakim, roi de Juda, et une partie des
ustensiles de la maison de Dieu, et il les fit apporter dans le pays de
Shinhar, dans la maison de son dieu: il fit porter les ustensiles dans
la maison du trésor de son dieu.
3 ▪
Et le roi dit à Ashpenaz, chef de ses eunuques, d’amener d’entre les
fils d’Israël, et de la semence royale et d’entre les nobles,
4
des jeunes gens en qui il n’y eût aucun défaut, et beaux de visage, et
instruits en toute sagesse, et possédant des connaissances, et entendus
en science, et qui fussent capables de se tenir dans le palais du roi, —
et de leur enseigner les lettres et la langue des Chaldéens.
5 Et
le roi leur assigna, pour chaque jour, une portion fixe des mets
délicats du roi et du vin qu’il buvait, pour les élever pendant trois
ans, à la fin desquels ils se tiendraient devant le roi.
6 ▪
Et parmi eux il y avait, d’entre les fils de Juda, Daniel, Hanania,
Mishaël, et Azaria;
7 et
le prince des eunuques leur donna des noms: à Daniel il donna [le nom
de] Belteshatsar, et à Hanania celui de Shadrac, et à Mishaël celui de
Méshac, et à Azaria celui d’Abed-Nego.
8 Et
Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets
délicats du roi et par le vin qu’il buvait; et il demanda au prince des
eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller.
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Daniel se distingue des autres
prophètes. Son livre embrasse le temps des nations (Luc 21. 24
fin
),
c’est-à-dire la très longue période allant de la transportation à
Babylone au rétablissement futur d’Israël sous le règne de Christ. Mais
cet homme de Dieu nous parle aussi par son exemple. Que de leçons
nous pourrons apprendre avec lui! La toute première est cette ferme
décision de cœur de ne pas se souiller… (v. 8). Jeune étranger amené à
la cour du monarque païen, il pourrait trouver bien des excuses pour se
conformer au régime royal (contraire aux ordonnances de la loi). Que
reste-t-il du culte juif, maintenant qu’une partie des ustensiles du
temple détruit se trouve à Babylone (v. 2)? Lui-même n’est-il pas un
captif, objet d’une bienveillance particulière qu’il mépriserait en
refusant les mets du roi? Ne serait-ce pas attirer dangereusement
l’attention sur lui et sur ses amis? Mais pour cet homme de foi, ni ses
difficultés personnelles, ni le milieu hostile, ni la ruine du culte
judaïque n’enlèvent quoi que ce soit à l’autorité de la Parole de son
Dieu. Chers amis, cette Parole a-t-elle la même valeur pour nous? Alors
soyons aussi soigneux que ces jeunes gens pour ôter de notre «régime»
tout ce qui peut souiller notre corps et notre esprit (2 Cor. 7. 1
).
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